Dradra - Forum de test~


 

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 À lire avant de poster (=

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MessageSujet: À lire avant de poster (=   Mar 8 Juin - 20:57

    Quelques règles pour le bon fonctionnement de la section littéraire (=

    Pour les auteurs
      1 - Votre premier post doit être votre fiche de l'auteur que vous devrez éditer au fur et à mesure que vous ajouté des textes.
      2 - Un seul sujet par membre pour tous les écrits est autorisé.
      3 - Pour chaque chapitre posté, vous devrez utilisé les codes pour les chapitres pour une meilleure lisibilité dans le sujet.
      4 - Un seul post par chapitre, idéalement par fiction. Édité vos messages pour que tout le monde s'y retrouve plus facilement (=
      5 - Dans votre fiche de l'auteur, je vous demanderais - pour les chapitres - de mettre le lien du post [expliqué plus bas].
      6 - Aucun contenu mature ne sera toléré.
      7 - Dans le cas d'une fanfiction, il vous est conseillé de prévenir s'il votre histoire contient des spoilers.

    Pour les lecteurs
      Vous pouvez poster vos commentaires sur les différents écrits, mais comme le stipule le règlement général du forum, aucun propos haineux ou de méchanceté gratuite ne sera toléré. D'un autre côté, la critique constructive est la bienvenue, car c'est ainsi qu'on s'améliore ^^

    Tout ce que vous devez savoir

    Faire un lien vers un post
      Je vous jure que ce n'est pas sorcier (= Vous n'avez qu'à copier ce lien { http://shinobi-nt.forumactif.com/viewtopic.forum?p=1234#1234 } et modifier les chiffres par celui de votre post. Comment fait-on pour le savoir? Passez votre curseur au-dessus du bouton citer ou éditer et vous verrez dans le bas de votre navigateur l'adresse apparaître, vous n'avez qu'à recopier les chiffres (= [nota bene: vous inscrivez donc deux fois le chiffres que vous allez lire ^^]

    Les genres
      Général : Le genre le plus vague, c'est tout ce qui est... général.
      Action/Aventure : Tout ce qui contient de l'action et/ou de l'aventure.
      Romance : Les histoires d'amourrrr.
      Famille : Tout ce qui est centré sur la famille q=
      Amitié : Les amis, c'est important dans une vie...
      Western : Hiha Cowboy!
      Mystère/Suspense : Que se passe-t-il... Mystère... Suspense...
      Surnaturel : Fantôme, créature, monstre...
      Crime : Les histoires policières.
      Angst : Torture psychologique ou physique mouahahaha
      Drame : Histoire très sombre, mais qui se termine bien.
      Tragédie : Histoire très sombre et qui se termine mal.
      Horreur : Autre type d'histoire très sombre, incluant souvent des créatures fantastiques.
      Darkfic : Histoires très sombre, dont le héros n'en sort pas indemne.
      Deathfic : Le personnage principal va mourir.
      Humour : hahahahah CX
      Parodie : On réécrit un univers et on s'en moque.
      Poésie : Tout ce qui est poétique ^^'
      Songfic : On prend les paroles d'une chanson et ont les intègre à notre écrit.
      Fantastique : Tout ce qui implique les histoires contenant elfes, fées, troll, hobbit, etc.
      Science-fiction : N'oubliez pas votre serviette. [Pour ceux qui n'auraient pas compris, c'est une référence au Hitchhickers Guide to the Galaxy de Douglas Adams, le meilleur roman de science-fiction jamais écrit *-*]
      Spirituel : Tout ce qui concerne le spirituel cx Plus sérieusement, la mort, les anges, la question de la vie après la mort, etc.
      Hurt/Comfort: Littéralement douleur/réconfort, un personnage va mal, un autre vient le réconforter.

    Les différents formulaires

    Fiche de l'auteur
    fiche de l'auteur
    [Note que le membre veut écrire à propos de son recueil]

    [Titre de l'histoire] : [Résumé de l'histoire]
      Univers : [Si fanfiction, indiquer le manga/télé-série/film/etc. ; si histoire originale, indiquez l'époque, le contexte, etc.]
      Genres : [Action, Amitié, Drame, etc.]
      Statut : [En cours, en hiatus ou terminé]
      Chapitres : [1 - 2 - 3 - etc.]

    [Titre de l'histoire] : [Résumé de l'histoire]
      Univers : [Si fanfiction, indiquer le manga/télé-série/film/etc. ; si histoire originale, indiquez l'époque, le contexte, etc.]
      Genres : [Action, Amitié, Drame, etc.]
      Statut : [En cours, en hiatus ou terminé]
      Chapitres : [1 - 2 - 3 - etc.]
    Code:
    <div class="litt">fiche de l'auteur</div><div class="litt2">[Note que le membre veut écrire à propos de son recueil]

    [b][Titre de l'histoire] :[/b] [i][Résumé de l'histoire][/i][list][b]Univers :[/b] [Si fanfiction, indiquer le manga/télé-série/film/etc. ; si histoire originale, indiquez l'époque, le contexte, etc.]
    [b]Genres : [/b] [Action, Amitié, Drame, etc.]
    [b]Statut :[/b] [En cours, en hiatus ou terminé]
    [b]Chapitres :[/b] [1 - 2 - 3 - etc.][/list]
    [b][Titre de l'histoire] :[/b] [i][Résumé de l'histoire][/i][list][b]Univers :[/b] [Si fanfiction, indiquer le manga/télé-série/film/etc. ; si histoire originale, indiquez l'époque, le contexte, etc.]
    [b]Genres : [/b] [Action, Amitié, Drame, etc.]
    [b]Statut :[/b] [En cours, en hiatus ou terminé]
    [b]Chapitres :[/b] [1 - 2 - 3 - etc.][/list]</div>
    Poster un chapitre
    [titre de la fiction] - chapitre [?]
    Chapitre ici
    Code:
    <div class="litt">[titre de la fiction] - chapitre [?]</div><div class="litt2">Chapitre ici</div>
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MessageSujet: Re: À lire avant de poster (=   Mar 8 Juin - 21:38

fiche de l'auteur
Étant donné que c'est mon idée, je ne pouvais pas ne pas poster de textes, n'est-ce pas? Je vais surtout poster mes textes récents parce que ces vieilles choses qui prennent la poussière sont bien où elles sont, oubliées et enterrées. Quoi que... Non, je vais en poster une juste pour vous montrer l'évolution, ça peut toujours être drôle q= Bref... N'hésitez pas à poster des commentaires positifs ou pas, venez rire et pleurer avec mes personnages créés ou pas héhé (= Bonne lecture les gens ^^

Un jeune larbin partit en mission : Jack Benson est le serviteur du roi, son seul rêve est de pouvoir partir à l'aventure. Le monarque lui accorda se souhait. Que lui arrivera-t-il?
    Univers : Genre conte de fée, mais pas vraiment Rolling Eyes
    Genre : Aventureee
    Statut : Terminé
    Chapitres : 1
    Note de l'auteur : Très, très vieille histoire qui date de décembre 2006 pour un travail scolaire.

À jamais : Un simple mensonge peut bouleverser une vie. Par un mensonge, une simple mission peut très mal tourner et on ne peut rien y changer. Kiba l'apprendra à ces dépends.
    Univers : Naruto
    Genres : Tragédie~
    Statut : Terminé
    Chapitres : 1
    Note de l'auteur : La structure de l'histoire est basé sur une citation de La Rochefoucauld.

Rencontre avec l'esprit de la forêt : Kakashi, Naruto, Sakura et Kiba sont envoyés en mission au village de Fujihiro. Dans la forêt avoisinant le village, selon la rumeur qui cours, les gens disparaitraient mystérieusement. Un esprit? Une farce de mauvais goût? Ils le découvrirent bien rapidement...
    Univers : Naruto
    Genres : Aventure
    Statut : Terminé
    Chapitres : 1
    Note de l'auteur : One-shot inspiré d'un long-shot que j'ai écrit qui était inspiré d'un autre one-shot CX Mon idée de Maya' vient d'un mélange de ces trois fics'-là u_u'

J'ai perdu plus qu'un ami : Kotetsu et Izumo, les deux inséparables, sont séparés à jamais...
    Univers : Naruto
    Genres : Songfic [Aujourd'hui - Kamakazi] - Drame
    Statut : Terminé
    Chapitres : 1
    Note de l'auteur : Il n'y a pas de noms tout au long de la fic', dans ma tête, la première personne du singulier représente Kotetsu et la deuxième Izumo.

Une journée dans la tête d'un ANBU : Il n'est pas toujours facile de faire partie de l'élite des ninjas et encore moins d'être ANBU. Voir des horreurs... en commettre. Ils doivent être forts, mais ils finissent tous par douter. Qu'est-ce que le bien? Le mal?
    Univers : Naruto
    Genres : Drame - Amitié
    Statut : Terminé
    Chapitres : 1
    Note de l'auteur : Les ANBUs c'est complètement fascinant *-* Bref, pour être plus pratique ~» Fic' écrite à la première personne du singulier pour qu'on rentre vraiment dans sa tête; pronom qui désigne personne en particulier pour montrer l'aspect plus «général de la manière de penser».

Dou?eur : Tout le monde dort paisiblement à Konoha jusqu'à ce que l'impensable arrive... Le village se fait attaquer en pleine nuit. L'ennemi profite de l'effet de surprise pour massacrer le village. Qui sont-ils?
    Univers : Naruto
    Genres : Action - Romance
    Statut : Terminé
    Chapitres : 1 [Douleur] - 2 [Douceur]
    Note de l'auteur : Deux chapitres, presque deux fics' distinctes, mais trop liés pour être séparées. Le premier chapitre c'est de l'action et le deuxième un petit shônen-ai u_u' Je déclare coupable cx


Dernière édition par Dradra le Mar 8 Juin - 21:53, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: À lire avant de poster (=   Mar 8 Juin - 21:45

Un jeune larbin partit en mission
Dans un lointain royaume, il y a de cela fort longtemps, un souverain vivait dans son château avec Jack Benson son serviteur. Jack avait passé sa vie au château royal comme serviteur du roi. Le monarque l'aimait bien, car Jack lisait beaucoup, il avait une grande imagination, mais surtout, il était très intelligent. Malgré qu'il soit petit, ce jeune garçon rêvait de partir à l'aventure, étant proche du monarque, il lui en parlait souvent.

Le souverain finit par donner une mission à Jack. Le serviteur devait retrouver un talisman d'une valeur inestimable qui avait été volé à l'autocrate. Jack accepta aussitôt. Le monarque lui expliqua qu'il devait allée dans des contrées lointaines pour retrouver le talisman, qu'il allait faire face à plusieurs dangers. Jack demanda pourquoi cet objet était si important à ses yeux et le roi expliqua évasivement que c'était un objet rare, que cela faisait des générations qu'il était dans la famille, rien de très clair et précis. Alors, il ne lui restait qu'une chose à demander au roi avant de préparer ses bagages pour sa quête, comment il ferait pour reconnaître le talisman. Le roi répondit tout simplement qu'il le saurait. Le garçon s'inclina et alla dans sa chambre pour préparer ses valises pour le grand départ.

Puis, Jack quitta le royaume pour accomplir sa mission. Il pénétra dans une forêt dense et marcha pendant des jours et des jours. À la nuit tombante, épuisé, il aperçut au bout du sentier un village très particulier. On aurait dit qu'il y avait une éternelle brume sur le village, qu'il n'avait jamais connu la lumière. Il semblait désert, abandonné par ces habitants. C'était la nuit, il était normal que se soit si silencieux, se disait Jack. Alors, il se décida d'entrer dans le village.

En pénétrant dans ce lieu, Jack rencontra un vieil homme qui semblait le seul habitant de ce lieu, alors il lui demanda:
«Désolé de vous déranger à une heure si tardive, mais j'aimerais bien savoir où sont tous les habitant».
Le vieil homme leva les yeux de l'objet qu'il tenait entre les mains et dit:
«Les habitants disparaissent un à un, je suis le dernier, je vais probablement disparaître dans les prochains jours».
Jack ne sachant pas trop comment réagir, répondit:
«Je suis en mission pour un roi d'une contrée lointaine, je dois retrouver le talisman volé, ce bijou est d'une rareté, avec votre sagesse d'ancien, sauriez-vous, où je pourrais le trouver?».
Le monsieur eut un sourire malsain en entendant le mot talisman et il déclama:
«Tu vas trouver, dans une grotte non loin de là, un animal parlant qui saura t'aider dans ta quête».
Jack réfléchis un instant, car il pensait aux contes de sa jeunesse et rétorqua:
«Merci, le roi saura vous récompenser pour cela, si vous ne disparaissez pas avant».

Jack se rendit à la grotte pour trouver l'animal parlant qui lui permettrait d'accomplir sa mission, il se disait que cet animal devait être un chat ou peut-être un cheval, mais il n'aurait jamais cru ce qu'il avait vu. Il rentra dans la grotte, un léger son se faisait entendre et on pouvait apercevoir une lueur qui venait et partait. Le larbin se rendit jusqu'à cet endroit et il aperçut un dragon, qui lui dit:
«Je sais pourquoi tu es venu jusqu'ici, comme tu peux le voir le talisman que tu cherches est autour de mon cou, si tu veux l'avoir il va falloir que tu fasses un choix, soit tu prends le talisman et tu le remets à ton roi ou tu le prends pour sauver le village qui a croisé ta route».
Jack réfléchit un instant et répondit:
«Je choisis de sauver le village».
Le garçon eut à peine le temps de finir sa phrase qu'il se fit manger par le dragon.

En fait, le vieil homme que Jack avait rencontré était le dragon déguisé et il lui avait indiqué la grotte seulement pour pouvoir manger le garçon tranquillement.

    ~» Avouez que vous vous êtes bien marré à la fin CX
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MessageSujet: Re: À lire avant de poster (=   Mar 8 Juin - 21:51

À jamais.
Il mouillait. C'était une journée où tout le monde préférait rester à l'intérieur, pour jouer à des jeux de société, par exemple. Bien entendu, cette règle ne s'appliquait pas pour les ninjas. Ils devaient partir en mission tout de même. Le monde ne cessait pas de tourner. La pluie lui glaçait le sang. Kiba grognait. Il détestait avoir froid. De plus, il était seul. Tsunade avait dit qu'il était inutile qu'il soit accompagné, donc il était partie avec ce marchand; sa mission: le reconduire en tout sécurité jusqu'à son village. Mission exempte de danger, l'homme, dont il avait déjà oublié le nom, avait seulement peur des brigands qui pouvaient se promener entre leur deux villages. Ce n'était pas la journée pour faire ce genre de mission, tout le rendait de mauvaise humeur; l'humidité qui lui embrouillait l'odorat, le bruit de succion que faisait leur pieds à chacun de leur pas, puis il avait cette pluie qui ne cessait de tomber de plus en plus durement sur eux. Il soupira, la journée allait être longue à ce rythme. Akamaru avait raison, il devait se calmer. Il devenait vraiment bougon. Il regarda le ciel noir avec une lueur d'espoir. Il lui faudrait une autre journée entière pour revenir à Konoha, si au moins la température pouvait s'améliorer, juste un peu. Il n'en demandait pas beaucoup, seulement un petit filet de soleil pour égayer leur retour.

N'est pas dangereuse... C'est bien ce que Tsunade avait dit, non? Mission sans péril. Pourtant, ils venaient de se faire encercler par cinq ninjas qui en voulaient au marchand. Il avait, semble-t-il, quelque chose d'important sur lui. La vérité c'est qu'il avait eu peur de se faire attaquer, comme à l'instant présent. Pourquoi ne l'avait-il pas dit? Kiba sentait qu'il s'emportait, mais il devait se calmer. Ce n'était pas le moment pour tempêter, il demanderait des explications plus tard. Il devait protéger le marchand, même s'il avait une vague envie de le laisser à lui-même pour avoir mentie. Sa mission était de le protéger, alors c'est ce qu'il ferait. Akamaru s'approcha de lui et il utilisa le Jyujin Bunshin pour le transformer. Ensuite, ils attaquèrent de concert les deux adversaires les plus près du marchand. Sa tactique, les assommer suffisamment longtemps pour qu'il puisse avoir le temps de s'éloigner, mais les choses ne se passèrent pas comme prévue. Les ninjas ne restèrent au sol que quelques instant et se relevaient déjà sans une seule égratignure. Kiba attaqua de nouveau. Il les frapperait autant de fois que nécessaire, encore et encore. Ils étaient peut-être endurant, mais il finirait par trouver une une faille.

Y avait-il le moindre espoir? Kiba avait beau les attaquer, ils ne semblaient pas se fatiguer. Il ne tiendrait pas longtemps, il avait de la difficulté à protéger le marchand, car dès qu'Akamaru et lui attaquaient, deux autres approchaient, ils attaquaient, ils approchaient et ainsi de suite. C'était sans fin et Kiba commençait à douter que c'était sa fatigue qui viendrait à bout de lui. Sans compter qu'il avait l'impression qu'on se moquait de lui. Les ninjas se relevaient toujours sans dommage, ils ne tentaient même pas d'éviter les coups ou même de l'attaquer. Était-ce des clones? Est-ce que les vrais étaient en train de l'observer en riant? Il s'épuisait inutilement. Les ninjas qu'il attaquait ne pouvaient pas être humains. Avec cette pluie, il n'arrivait toujours pas à distinguer les odeurs avec précision, mais avant de concentrer son chakra dans son nez, il devait s'assurer que c'était bel et bien des clones. Il allait utiliser la bonne vieille méthode. Il sortit discrètement des kunais et en lança un sur chacun de ses adversaires avec précision. Ils atteignirent tous leur cible et aucun d'eux ne saignaient. Ils ne firent que retirer l'arme et la laissèrent tomber au sol. Sa théorie était juste, des clones, mais pourquoi ne disparaissaient-ils pas? Il ne put amener sa réflexion plus loin, car c'est à cet instant que l'un des ennemi caché se décida, finalement, à attaquer. Kiba était de dos, il ne pouvait pas le voir, alors Akamaru vint sauver son maître.

À sa gauche, Kiba aperçu Akamaru agonisant. Son chien avait sauté et avait pris le coup destiné à son maître de plein fouet. Il saignait, il était dans un piteux état. Il avait voulu le sauver... encore. Kiba avait promis qu'il ne laisserait rien lui arriver, il avait échoué, alors c'était à son tour de le sauver. Qu'importe le prix. Une force de désespoir lui donna un regain d'énergie. Il était définitivement en colère, personne n'avait le droit de faire du mal à Akamaru. Il les vaincrait. Maintenant, qu'ils avaient attaqués, ils avaient trahis leur position, Kiba n'avait plus qu'à la préciser. Il concentra du chakra dans son nez et eut un sourire au coin des lèvres. Quelle imprudence! Ils étaient tous les cinq l'un à côté de l'autre. S'ils avaient eu une once d'intelligence, ils se seraient mis à distance, avec l'humidité, Kiba aurait eu beaucoup plus de difficulté à les trouver. Il sortit d'autres kunais et les lança dans les arbres. Les ninjas ne s'attendaient pas à se faire attaquer, alors ils se firent frapper de plein fouet. Sous le coup, ils tombèrent de leur percher dans un bruit sourd. Toucher. Couler. Kiba s'approcha et les ligota. Avec l'ennemi hors d'état de nuire, il accouru vers Akamaru. Sa blessure était grave, beaucoup plus qu'il ne l'avait cru au départ. Kiba retenu ses larmes, il devait être fort, pour Akamaru. Son chien allait s'en sortir. Ce n'était pas qu'un simple familier, c'était plus qu'un ami. C'était absolument tout pour Kiba. Il devait s'en sortir.

Qu'une seule fois, Kiba souhaitait retourner dans le passé, insister davantage pour avoir une équipe comme le voulait les normes... Que les choses ne soient jamais arrivés ainsi. Il n'avait pas pu le deviner, mais il s'en voulait de ne pas avoir insister, malgré la mission soi-disant facile. Il ne pouvait supporter de voir son chien dans cet état, souffrant, saignant. Il arracha un morceau de tissu de son chandail et pansa la plaie de son compagnon du mieux qu'il le pouvait. Ensuite, il mit Akamaru sous son gilet pour pouvoir le garder au chaud. Le marchand commençait à s'impatienter, ils devaient poursuivre leur route avant que d'autres ennemis arrivent. Kiba bouillait, sa colère le faisait suffoquer. Il cria sa rage. Demanda des explications. Le marchand pâlit devant la réaction du jeune homme. Lui qui avait toujours entendu que les ninjas complétaient leur mission sans poser de question, sans afficher la moindre émotion. Kiba faisait tout le contraire, il était déchainé, alors le marchand décida de tout lui expliquer; le rouleau qu'il devait garder précieusement pour le maître de son village, le fait qu'on l'avait menacé de la tuer s'il engageait des ninjas et du fait qu'il avait eu tout simplement peur. Peur de mourir.

Une mission devait être complétée avant qu'un ninja puisse retourner au village. Kiba le savait. Par la faute de ce marchand, Akamaru était blessé. L'Inuzuka n'aurait pas dû être envoyé seul dans cette mission. Il se pencha vers son chien et lui dit qu'il était désolé. Il ne pouvait pas retourner à Konoha dans l'immédiat. Arrivé au village du marchand, ce dernier le remercia plusieurs fois de lui avoir fait parcourir tout le chemin sain et sauf. Ses remerciements avaient un goût amer pour Kiba; Akamaru était gravement blessé et tout ce qu'il trouvait à dire c'était merci, aucun mot d'excuse. Kiba, quant à lui, repris sa route brusquement, sans dire un seul mot. Il ne voulait que retourner à Konoha. Akamaru faisait de la fièvre, il gémissait de plus en plus. Kiba tentait de le rassurer, mais il savait qu'aucun mot ne pouvait l'apaiser, tout ce qu'il pouvait faire, c'était d'être là pour lui. Il changeait les pansements régulièrement, alors il voyait que malgré tous ses efforts la plaie s'infectait. Il s'inquiétait. Il fit le chemin du retour rapidement, en une demi-journée il était revenu au village. Il avait été imprudent sur la route, par la vitesse, il s'était fait entailler le visage par les branches qui lui avait fouetté le visage. Il n'arrivait pas à ressentir la douleur, toutes ses pensées étaient tournées vers la santé de son compagnon.

Sorte... quelle sorte... d'arme avait put faire une telle chose? La première chose que Kiba avait fait en arrivant à Konoha avait été de courir jusqu'à la maison de sa soeur. Il était certain qu'Hana pourrait quelque chose pour Akamaru. Mais, cette dernière fut surprise par la blessure, mais elle ne se laissa pas abattre pour autant. Elle demanda à Kiba de se tenir un peu à l'écart. Elle savait qu'il refuserait de quitter le chevet de son chien, mais elle avait besoin d'espace pour travailler. Elle constata rapidement qu'il était impossible de désinfecter la plaie. Tous les produits, même l'eau, était rejeté par la plaie. L'infection ne faisait que se propager encore plus rapidement. Comment était-ce possible? Quelle sorte de poison était-ce? Elle demanda même l'aide des médecins du village pour voir s'il n'avait pas une idée de la cause de cette infection. Personne n'avait rien vu de telle. Kiba devenait de plus en plus anxieux. Il était rongé par l'inquiétude. Il ne pouvait quitter une seule seconde Akamaru. Il en oubliait de manger et commençait à faire de la fièvre. Par contre, il refusait de recevoir des soins. Tant que son chien n'irait pas mieux, il ne bougerait pas. Il trouvait insupportable de le voir dans cet état. La culpabilité l'envahissait. Pourquoi l'avait-il sauvé? Il aurait dû être celui agonisant. Il lui avait promis qu'il ne le laisserait plus prendre tous les coups. Les choses n'auraient pas du se dérouler ainsi. Il était incapable de contrôler ses larmes qui coulaient sur son visage. Il était accablé de voir la situation qu'empirer de minute en minute.

D'être... à ne plus être. Où était la limite entre ces deux entités? Kiba commençait à voir la mort mirer dans les yeux d'Akamaru qui se lamentait de moins en moins. Ce silence était étouffant, désespérant. Le moindre jappement, glapissement, demandait un effort à son compagnon. Il souffrait. Il était faible, mais il trouva l'énergie, dans un gémissement, de demander à se faire prendre. Le désespoir l'envahissait, il voulait sentir la chaleur de son maître... une dernière fois. Kiba le souleva doucement et le serra contre lui. Ses larmes brillaient sur son visage, pendant qu'il écoutait le rythme irrégulier de leur deux coeurs. Il ne saurait dire comment de temps ils étaient restés dans cette position. En fait, il avait perdu la notion du temps depuis son retour à Konoha. Tout ce qui comptait pour lui, c'était Akamaru. Puis, il cessa d'entendre les battements du coeur de son meilleur ami. Il murmura des mots incompréhensibles. Il ne pouvait pas y croire. Pas maintenant. La fin ne pouvait pas arriver si tôt. Il n'était pas prêt à le laisser partir. Tout s'écroulait autour de lui. Son passé, son présent et son futur venaient d'être anéantis.

Amour, bonheur, rire... Ces mots perdaient leur sens tranquillement aux yeux de Kiba. Ils ne signifiaient plus rien. Ce n'était que des mots, un rassemblement de lettres. Sans Akamaru, ces mots n'étaient rien. Kiba était figé dans le temps, il ne bougeait pas d'un seul millimètre, ne respirait pas. Il retenait le corps inerte de son meilleur ami contre son coeur. On lui parlait, mais il n'entendait rien. On le secouait, mais il ne ressentait rien. On s'agitait autour de lui, mais il était incapable de retourner vers la réalité. Il était perdu dans son cauchemar, ses pensées, il souhaitait pouvoir se réveiller en sursaut et voir à ses côtés son compagnon dormir tranquillement. Il avait conscience que cela n'arriverait jamais. Il devait l'accepter. L'accepter? Il releva ses yeux humides et croisa le regard triste d'Hana qui était en train de le secouer. Elle le serra dans ses bras. Cette accolade, ne fit qu'augmenter ses larmes. Akamaru représentait tout pour lui. Personne ne pouvait comprendre sa peine. Personne ne pourrait le consoler. Akamaru n'était pas qu'un simple animal, il était son égal, même qu'il valait plus que lui. Il avait été un maître pitoyable.

Mais, la vie poursuivait son chemin... Vraiment? Kiba n'avait pas cette impression. Il était tombé dans un puits sans fond. Le néant. Il était pris au piège et, en quelque sorte, il ne souhaitait pas se libérer. Prisonnier de sa volonté. Tout s'obscurcissait autour de lui, mais il ne souhaitait pas retrouver la lumière. Il n'était rien. Qu'un corps vide. Sans amour, sans haine. Remplie d'un sourd désespoir qui ne peut crier sa peine. Une souffrance silencieuse insurmontable. Il était affaiblie par sa peine, il n'avait plus de force, il ne valait rien. Plus il tentait de se souvenir, plus il s'enfonçait. Tout lui rappelait l'être qu'il avait si chèrement aimé. Il gardait les yeux fermés et se bouchait le nez; il refusait de voir toutes choses qui pourraient le rappeler à lui, de sentir son odeur à nouveau. Il aurait préféré mourir que subir cette douleur continuelle. Combien de temps allait-elle durer? Un semaine? Dix ans? L'éternité? Il se sentait incapable de vivre avec elle. Pouvait-on vivre en harmonie avec ce sentiment? Cet état de transe qui le tuait, qui l'étouffait sournoisement sans créer une seule blessure physique, qui lui faisait oublier qui il était.

Il mouillait à nouveau. Exactement la même pluie que la journée où il était partie en mission pour la dernière fois. Pourquoi aujourd'hui? Était-ce l'ironie du destin? Tant de souvenirs amers refaisaient surface. Kiba n'avait plus le choix, il avait dû sortir de sa torpeur pour les funérailles. Sortir. Ouvrir les yeux. Cesser de boucher son nez. Les larmes qui lui coulaient sur les joues lui semblaient brûlantes, mais il n'avait pas la force de les étouffer. Il ne pouvait le supporter. Son petit chien, celui qui l'avais toujours compris malgré toutes ses erreurs, se faisait enterrer devant ses yeux. Il se rapprocha du trou. Il était incapable de contenir ses émotions. Il était tellement désolé d'avoir été le pire des maîtres. Il ne l'avait jamais traité à sa juste valeur. Il aurait mérité tellement plus. Akamaru n'avait pas seulement été fidèle, il avait toujours fait tout ce qu'il pouvait pour rendre Kiba heureux. Kiba avait tant de regrets, mais il était trop tard pour se faire pardonner. Il lança une jonquille, Akamaru adorait leur odeur, il resta ensuite recroquevillé sur lui-même et les regardait lancer la terre. Son regard criait sa détresse, mais aucun son n'arrivait à sortir de sa bouche.

Y avait-il quelque chose de positif dans la mort? À chaque funérailles, il y avait toujours quelqu'un pour dire un quelconque message d'espoir, mais pas cette fois-ci. Beaucoup voyait Akamaru comme n'étant qu'un chien, mais il avait aidé le village au même titre que les autres ninjas. Pourquoi personne ne le voyait ainsi? Pourquoi étaient-ils sans coeur? Pourquoi ne comprenaient-ils pas son importance? Même que plusieurs ne comprenaient pas pourquoi un chien avait eu droit à des funérailles, se demandant pourquoi il n'avait pas été tout simplement mis dans une boîte de carton et enterrer dans le jardin de son propriétaire. Kiba était dégoûté de ses gens, parler de cette manière d'Akamaru. Il avait été un ninja qui avait aidé à sauver Konoha, sauver leur vie. Il les avait en aversion, il aurait voulu faire éclater sa fureur sur eux, leur faire comprendre tout ce qu'était Akamaru. Tout ce qu'ils ne seront jamais, ils étaient tous des moins que rien à ses côtés, mais il n'avait plus la force, il était complètement vidé de toute énergie, de toute vie.

En acceptant sa mort les choses seraient plus facile. C'est ce que tout le monde ne cessait de lui répéter, mais il en était incapable. On lui avait même proposer de le remplacer, avoir un autre chien, mais rien, jamais, ne pourrait prendre la place qu'avait eu Akamaru. Ce n'était pas un chien parmi tant d'autres, il ne l'avait jamais été. Il avait été un complice, un partenaire, un ami, un confident. Les liens qui les unissaient étaient plus forts que ceux qui le liait à sa mère, sa soeur ou bien ses amis. Il avait tout partagé avec lui. Il avait été heureux grâce à lui. Akamaru avait toujours réussi à le faire rire, lui changer les idées qu'importe la situation. Il avait été là pour le consoler, l'aider à extérioriser sa rage, celui qui réussissait toujours à lui faire reprendre son sang-froid. Il ne pouvait tout simplement pas accepter. C'était contre sa nature, contre ses désirs les plus profond. Il préférait souffrir qu'avoir à l'accepter. C'était vain, il le savait, Akamaru ne reviendrait, mais son compagnon ne pouvait mourir. Il aurait dû rester vivant. Kiba ne souhaitait que le voir respirant de vie, encore une fois, lui parler une dernière fois.

À sa famille et ses amis, Kiba ne pouvait que s'excuser. Les jours passaient, mais il n'allait pas mieux. Son état n'allait qu'en empirant. Sa douleur émotionnelle le rendait malade; il était fiévreux, pourtant il était glacial, il avait le teint blanc comme neige et il avait perdu du poids, beaucoup trop. Les médecins avaient tenté de faire des traitements, mais ils réalisèrent rapidement qu'ils étaient inutiles. Inconsciemment, Kiba les refusait. Il se laissait mourir de sa propre volonté. Il n'avait plus aucune attache sur terre. Il ne trouvait rien qui pourrait l'inciter à rester en vie. En fait, une seule chose faisait qu'il était toujours vivant. Il ne pouvait pas mourir, Akamaru s'était sacrifié pour lui, pour qu'il ne soit pas blessé. Pour lui, pour sa mémoire, il devait continuer à respirer. Même s'il n'avait plus la force de se battre comme auparavant. Ce Kiba-là était mort en même que son meilleur ami. Ils n'étaient rien l'un sans l'autre. Avant sa mort, Kiba n'avait jamais réalisé à quel point ils se complétaient. Ils étaient comme la terre et le ciel, la lune et le soleil. Complémentaires. Ils ne pouvaient vivre si l'autre était absent.

Mille ans? Mille jours? Mille secondes? Tout revenait au même pour Kiba. Il était figé dans son propre espace-temps. Il refusait d'avancer et même de reculer. Il était pris dans cette journée où son Akamaru avait été blessé. Cette journée qui chamboula sa vie pour toujours. Il ne cessait de se créer des scénarios de «et si...», tous arrivaient à la même conclusion. Son compagnon aurait pu vivre. Il aurait pu le sauver et se sauver par la même occasion. Il ne fallait que d'un tout petit élément pour tout changer. Si les choses avaient été fait différemment, tout aurait pu bien tourner. Ils pourraient encore être heureux, ensemble, encore de nombreuse années. Si seulement... Kiba se faisait subir cette torture mentale constamment. Il se créait un monde où tout était possible, où les malheurs n'arrivaient jamais, car il y avait toujours une possibilité de tout arranger. Un endroit où tout était possible. Il se laissait succomber. Plus il le faisait, plus son retour à la réalité allait être cruel, infâme et sans pitié. Pourtant, il se laissait engloutir par sa désillusion qui lui donnait espoir là où il n'y en avait aucun.

Différentes façons de voir les choses, différentes manières de vivre, différentes opinions. L'entourage de Kiba ne savait plus quoi faire de lui. La lumière de la vie était inexistante dans ses yeux. Rien ne le faisait décrocher, il était coincé dans sa peine. Il n'arrivait pas à passer à autre chose. Tout le monde était venu le voir, tout le monde avait essayé quelque chose; des méthodes douces, d'autres plus drastiques, mais il n'y avait rien à faire. Il était au fond du puits. Il était si creux que personne n'arrivait à le repêcher. Kiba avait cessé de pleurer, mais sa peine semblait encore plus atroce, comme s'il était rendu à un point que les larmes étaient insuffisantes, qu'elles ne créaient plus leur effet tranquillisant. Pendant le jour, son entourage le voyait, le regard vide, sans aucune émotion, sans force. Par contre, la nuit, il faisait des crises horribles. Il criait dans son sommeil. C'était les seuls moments où il sortait de son état de transe. Quelques cours instants où il avait une émotion sur son visage. De la douleur, où il semblait véritablement abattu, qu'une lueur de vie retrouvait son visage, mais ces moments ne duraient jamais longtemps. Les jours passaient ainsi et rien ne changeait. Seul Kiba pouvait s'aider et il ne semblait pas encore prêt à le faire.

Copies-les. C'était ce que ne cessait de se répéter Kiba, il n'avait qu'à copier leur émotions. Il voyait bien qu'on s'inquiétait pour lui, alors il tentait de feindre un sourire, mais son univers était vide des émotions de plaisir. Il n'avait jamais réussit à oublier Akamaru et il en avait conclue que jamais il ne réussirait à l'oublier. Tout le monde voyait dans son jeu, celui du faux sourire que pour les rendre content. Il ne souhaitait pas être heureux, mais il ne voulait pas non plus rendre son entourage malheureux par sa faute. Ils n'avaient pas à vivre avec sa douleur, son fardeau, sa culpabilité. Il devait garder son amertume, sa peine, sa colère pour lui-même. Il ne voulait pas qu'on le protège, il n'accepterait plus qu'on se sacrifie pour lui, plus jamais. Il ne méritait pas d'être toujours en vie. Il ne pouvait pas se pardonner, il ne pouvait mourir. Il était coincé dans cette vie qu'il ne souhaitait pas. Il était rendu à un point où il considérait qu'il méritait cette souffrance. Chaque secondes sans Akamaru était sa punition pour toutes ses erreurs passées.

Il n'y a qu'une sorte d'amour, mais il y en a mille différentes copies.

Il avait tout perdu. L'être qui comptait le plus à ses yeux. Celui qui avait toujours été là pour lui. Celui qu'il aimait au point de mourir. Celui pour lequel il aurait dû se sacrifier. Il avait été un mauvais maître et il l'avait perdu, il était trop tard pour se faire pardonner. Il regrettait. Il ne pourrait plus jamais le serrer dans ses bras, courir avec lui. Il avait perdu son meilleur ami, à jamais. Jamais, le vide ne pouvait être comblé. Jamais ses blessures ne pourraient être guérit. La douleur allait toujours rester vive, lui rappelant à jamais la dure réalité. Il allait être seul. Personne ne pourra jamais le remplacer, personne ne pourra jamais remplir ce vide. Personne ne pouvait comprendre sa douleur, comprendre qu'il l'avait aimé plus que tout, plus que la vie et il l'avait perdu. Il ne pouvait se pardonner. Il ne pouvait pardonner l'univers pour cette perte. C'était la fin.

À Jamais.
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MessageSujet: Re: À lire avant de poster (=   Mar 8 Juin - 21:55

Rencontre avec l'esprit de la forêt
Kiba avait été jumelé à l'équipe de Kakashi pour sa prochaine mission. Shino et Hinata étaient déjà occupés sur d'autres missions; Shino était partie en mission avec son père et Hinata devait protéger le fils de quelqu'un d'important jusqu'à son retour chez lui. Kiba avait été le seul laissé derrière, mais Tsunade avait remédié à la situation en le convoquant avec l'équipe de Kakashi, Naruto et Sakura pour leur prochain départ. L'hokage expliqua leur mission simplement. Le dirigeant du village de Fujihiro voulait que les shinobis se débarrassent de l'esprit de la forêt avoisinant leur village. Cet esprit empêchait quiconque de pénétrer les bois ou plutôt, toute personne franchissant son seuil n'en revenait jamais, disparaissant à jamais. Dès que le mot esprit avait été prononcé, Naruto avait tourné de l'oeil. Il avait l'impression que Tsunade faisait exprès de toujours l'envoyer sur les missions qui concernaient les esprits et les choses surnaturelles. Sakura le ramena rapidement à l'ordre en lui donnant un coup derrière la tête. Tsunade leur dit qu'ils devaient se débarrasser de cet esprit pour que les gens puissent voyager librement dans cette forêt sans disparaître et ils ne devaient hésiter à appeler du renfort si nécessaire.

Tous les quatre trouvèrent étrange que Tsunade leur proposent d'appeler du renfort, ce n'était pas dans ses habitudes, surtout qu'il manquait d'effectif à Konoha. En savait-elle plus qu'elle n'en avait dit? Ils tentèrent de ne pas trop y penser et partirent aussitôt. Fujihiro n'était pas très loin, un peu moins d'une demi-journée de marche. Pendant toute la durée de leur parcours, Naruto s'imaginait les pires scénarios. Il avait toujours détesté tout ce qui concernait les esprits. Il était certain qu'ils allaient disparaître dans cette forêt. Ils tentaient de convaincre tout le monde qu'il était encore le temps de faire demi-tour, mais personne ne penchait de son côté. Sakura ne cessait d'argumenter avec lui, ou de le frapper, elle ne cessait de répéter que les esprits n'existaient pas et qu'ils étaient des ninjas formés, que quiconque qui était dans cette forêt n'avait aucune chance contre eux. Kiba marchait en avant avec Kakashi et lui demanda s'ils étaient toujours comme cela. Ils trouvaient que Sakura et Naruto ressemblaient à un vieux couple à se chamailler à tout bout de champ ainsi. Le senseï ne fit qu'hocher de la tête en souriant. L'inuzuka soupira, le trajet allait être long à ce rythme-là. Il n'avait pas l'habitude de subir les énervements de Naruto, tout était tellement plus calme avec Hinata et Shino.

Ils arrivèrent à Fujihiro en début d'après-midi. Ils se dirigèrent aussitôt vers la maison du dirigeant du village. Ils y reçurent un accueil de roi, on leur apporta à manger et on leur proposa de se reposer avant de rencontrer Yoshimitsu. Ils acceptèrent par politesse et parce qu'ils se doutaient qu'ils allaient avoir une grosse journée devant eux. Après quelques heures de repos, des gardes vinrent les chercher pour l'entretient avec le maître de la place. Il leur expliqua l'enfer qu'il vivait, lui qui souhaitait rendre son village plus vivant, les gens fuyaient à cause de la forêt. Depuis qu'il avait commencé à parler de son projet, les gens disparaissaient, les uns après les autres. Kakashi demanda quel était son projet. Des étoiles vinrent scintiller dans le regard de Yoshimitsu, il voulait détruire une partie de la forêt pour pouvoir créer un gros marché qui attirerait des touristes de partout dans le monde. Par contre, à ce rythme, ce rêve ne se réaliserait jamais. Personne ne souhaitait entreprendre les travaux, leur prédécesseurs ayant tous disparus, sans exception. Il ne pouvait plus l'accepter. Il devait faire quitter l'esprit de la forêt à jamais, pour la réussite de ses grandes idées.

Kakashi n'en glissa pas mot, mais il se doutait que le problème était ce projet que Yoshimitsu avait décidé d'entreprendre. Il se tourna vers ses partenaires de la mission et leur proposa d'aller voir la forêt par eux-même. Naruto trouvait que c'était une très mauvaise idée, qu'il devait y avoir un autre moyen pour recueillir des informations, ici, ils étaient si bien traités, ils pourraient rester ce reposer encore un peu... Encore une fois, Sakura frappa et il suivit. Dès leur premier pas dans la forêt, ils eurent une drôle d'impression, celle d'être constamment observer par les animaux de cette forêt. Kiba glissa quelques mots à Akamaru, puis hocha de la tête sombrement. Il se retourna vers les autres et confirma leur pensées. Les animaux étaient vraiment en train de suivre leur moindre fait et geste. C'était une forêt bien étrange, encore plus que le disait les rumeurs et qu'ils auraient plus l'imaginer. Comment une telle chose était possible? Ils restaient sur leur garde, mais aucun des animaux ne semblaient vouloir les attaquer. Ils ne faisaient qu'observer. Ils marchèrent quelques heures sans que ce sentiment de malaise s'estompe. Ils n'étaient clairement pas la bienvenue ici, même si aucune action n'était prise, le message était clair, net et précis.

-Que venez-vous faire dans notre forêt?

Le soir était près de tomber quand une femme apparu sur une branche au-dessus d'eux. Ils ne purent savoir à quoi elle ressemblait, car elle portait un masque d'anbu. Il ne pouvait que voir sa longue tresse noire et son bandeau où la feuille avait été rayée. Ils se trouvaient face à une nukenin. Elle sauta devant eux et les observa. Elle attendait une réponse. Elle semblait impatiente. Naruto, Kiba et Sakura semblaient prêt à attaquer, mais Kakashi expliqua qu'ils avaient été engagés pour tenter d'arrêter les disparitions qui avaient lieu dans cette forêt, comme s'il trouvait tout cela parfaitement normal à la surprise des trois qui l'accompagnaient. Pour seule réponse, la femme siffla et une louve approcha. Elle ajouta que la nuit était dangereuse dans les bois, alors s'ils avaient l'intention de rester, ils étaient mieux d'aller dans la vallée où Hideyo, la grande louve grise, pourrait les reconduire et les protéger facilement. S'ils sortaient de la vallée, elle ne pouvait leur garantir qu'ils survivraient jusqu'au levé du soleil. Elle termina en leur disant qu'ils seraient quand même mieux pour eux de quitter, mais ils décidèrent d'un commun accord, enfin presque, de rester. Ils avaient l'habitude de passer la nuit dans les bois et Akamaru avait confirmé que la louve ne serait pas dangereuse pour eux, qu'elle allait vraiment les protéger. Ils suivirent la louve jusqu'à la vallée et montèrent leur campement. Naruto n'était pas certain que c'était une bonne chose de faire confiance à cette femme. Sakura, même si elle ne l'avoua pas, pensa de même. Tous les nukenins qu'ils avaient rencontrés jusqu'à présent étaient des meurtriers après tout.

Le lendemain matin, la femme eut le temps d'observer les ninjas un bon moment du haut de son arbre avant que Kakashi ne la remarque. À cet instant, elle descendit sur le signe du juunin et s'approcha d'eux. Ils étaient en train de déjeuner et firent une petite pause pour se présenter chacun leur tour. Ils ne semblaient pas se préoccuper le moins du monde de ce qu'ils avaient probablement entendus sur cette forêt. Dans les faits, ils avaient décidés de faire confiance à l'instinct de leur senseï. La femme ne comprenait pas leur attitude; ils avaient été envoyé pour se débarrasser d'elle, pourtant ils ne faisaient aucune action. Elle se demandait bien pourquoi. Il fallait dire que Kakashi avait toujours été un peu étrange. Elle sourit sous son masque, car elle se rappela de vieux souvenir. Ils demandèrent à savoir son nom, mais elle refusa de le donner. Elle restait masquer et sans nom, car elle souhaitait n'être personne, qu'une entité de cette forêt. Désormais, elle vivait pour la protéger et irait jusqu'à mourir pour qu'il n'y lui arrive rien. Ils trouvèrent tous étrange qu'elle refuse de donner son nom, ce qu'ils ignoraient c'est que la véritable raison pour cacher son identité, c'est qu'elle ne voulait pas que Kakashi la reconnaisse. Ils avaient été amis longtemps auparavant et ne souhaitait pas qu'ils se retrouvent. Elle lui devait des explications, mais elle n'était pas prête à lui offrir, pas encore. Pourtant, elle savait que plus elle attendait, plus il serait difficile de s'expliquer.

Soudainement, un loup hurla dans la forêt et la femme disparue. Naruto la traita aussitôt d'esprit, qu'ils devaient partir le plus rapidement possible, retourner à Konoha avant qu'il ne soit trop tard. Sakura le frappa, encore. Kiba, quant à lui, grogna et expliqua à Naruto qu'elle était seulement partie plus loin, en direction du hurlement en passant sous la terre. Kakashi proposa avec un sourire d'aller la rejoindre, Kiba suivit sa piste avec facilité. Ils la trouvèrent en train de parler avec quelques hommes ou plutôt en train de les menacer. Elle avait utiliser un jutsu contre eux, ils ne pouvaient bouger, car leur jambes étaient coincé par la terre qui grimpait sur leur jambes. Naruto s'apprêta à l'attaquer pour qu'elle les libère, mais Kakashi l'arrêta d'un bras. Il était curieux de voir comment elle réagirait et son instinct lui disait encore qu'ils n'avaient pas à s'inquiéter. Les quatre ninjas furent surpris de la réaction de la femme, tout ce qu'elle fit ce fut de leur dire de ne plus jamais remettre les pieds dans cette forêt, car ils, les animaux et elle, allaient se rappeler d'eux et elle les laissa partir. Les menacés prirent leur jambes à leur cou et quittèrent la forêt à toute vitesse, laissant leur outils derrière. Elle les rassembla en silence ruminant ses pensées. Encore d'autres entrepreneurs qui tentaient de venir détruire leur forêt. Elle sentit le regard des quatre ninjas dans son dos.

-Vous m'aidez à les amener dans la remise?

Elle s'était retourné vers les shinobis et les dévisageait malgré elle. Ils n'avaient pas leur place ici, ils auraient dû contacter Konoha pour dire qu'ils avaient fait face à une nukenin, mais il n'en avait rien fait. Ils étaient là, calmement, comme si c'était normal. Ils n'avaient toujours pas essayer de l'attaquer. Elle était la cause de leur présence, pourtant ils ne faisaient rien. Elle était l'«esprit de la forêt», même si elle était de chair et d'os. Bien entendu, elle n'avait pas remarqué que le ninja blond avait tenté de l'attaquer. Elle les observa s'approcher et ramasser les quelques outils comme elle leur avait demandé. Puis, ils la suivirent dans les bois, elle ne cessait de se poser des questions, mais n'en disait rien. Parler, questionner, c'était ce qui pourrait signer son arrêt de mort. Elle les fit arrêter devant une montagne de terre compacte, elle déposa sa main sur l'amas et une ouverture se forma. Elle leur demandèrent de déposer les outils à l'intérieur et elle les remercia. Quand ils furent sortir, elle bloqua l'entrée de sa «remise» à nouveau. Ils avaient à peine eut le temps de voir l'intérieur, mais cela ne semblait qu'un ramassis d'outils, probablement tous ceux qu'elle avait accumulée, mais ils voyaient bien que le mot remise était approprié, malgré son apparence qui était loin d'y ressembler. Une fois la porte fermé, elle eut à peine le temps de se retourner qu'un aigle se déposa sur son bras. Un messager de Konoha. Elle se mit de dos et décrocha le message de la patte de l'oiseau, elle ne voulait pas que les shinobis puissent le lire. Elle fut agréablement surprise de lire que Shikaku arriverait demain. Elle lui écrit une réponse rapide et renvoya l'oiseau vers les cieux.

Kakashi la dévisagea, comment se faisait-il qu'elle recevait un message? Elle était une nukenin, non? Était-elle une vraie anbu? Il était complètement perdu, il n'arrivait pas à comprendre qui elle était beaucoup trop de mystères planaient au-dessus d'elle. Depuis la veille, il se posait bien des questions à son sujet et le messager de Konoha ne faisait qu'embrouiller toutes les données. Il réalisa que depuis le début quelque chose l'agaçait chez elle, mais il n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qu'il trouvait de vaguement... familier. Il était certain qu'elle cachait bien des choses; elle gardait trop souvent le silence, elle refusait trop souvent de répondre aux questions. C'était... dérangeant. Il souhaitait éclaircir le tout, alors il décida de l'inviter à venir passer la soirée avec eux près du feu. À sa surprise, la femme accepta, il était certain qu'elle aurait refusé. Peut-être manigançait-elle quelque chose, mais il décida de lui faire confiance. Après tout, jusqu'à présent, elle n'avait montré aucun signe de violence ou de folie, même avec ces entrepreneurs qu'elle avait laissé fuir. Quelque chose lui disait que même s'ils n'avaient pas été là, les choses auraient pareil qu'elle n'avait pas changé sa manière d'agir pour bien paraître. Du moins, c'est ce qu'il espérait. Il trouvait qu'il était difficile de savoir ce qu'elle pensait, voir ressentait, avec ce masque qui lui couvrait le visage.

Le soir venu, ils étaient tous les cinq autours du feu. La femme leur raconta les légendes de la forêt où elle vivait, où ils étaient. Elle narra particulièrement celle de l'esprit de la forêt. Cet esprit avait pour devoir et mission de protéger les espèces vivantes de ces bois, autant animales que végétales. Elle ajouta même, avec un rire, que beaucoup d'habitants de Fujihiro croyait qu'elle était cet être. Dans les petits villages, les rumeurs et potins circulaient rapidement. Elle expliqua que quelqu'un l'avait apperçut et que la nouvelle avait voyagé. Elle avoua même que ça l'amusait. Les ninjas de Konoha réalisèrent que c'était la première fois qu'elle démontrait une émotion depuis qu'ils l'avaient rencontrés. C'était comme si cette soirée autour du feu l'avait détendu au point qu'elle baisse sa garde. En fait, cette soirée lui rappelait de bon souvenir du temps qu'elle était toujours une shinobi, les missions où elle partait avec ces partenaires, mais elle n'en parla pas et ne voulait pas le mentionner, elle préférait continuer à conter ses récits. Au final, elle leur apprit que ce n'était pas par simple caprice qu'elle protégeait cette forêt. Elle expliqua que la faune et la flore était unique et riche, beaucoup des plantes qui poussaient ici, ne pouvaient pousser nul part ailleurs. Le sol était riche, spécial. Dans sa voix, on pouvait sentir tout l'amour qu'elle portait pour cette forêt. Elle terminant en leur révélant que si les bois se faisaient détruire beaucoup d'antidotes ne pourraient plus être produits et plusieurs animaux se trouveraient sans abri. Elle ne pouvait pas laisser une telle chose arriver. Après cette affirmation, elle resta silencieuse jusqu'à la fin de la soirée. Ce qui correspondant davantage au visage qu'elle leur avait montré jusqu'à présent, observer et écouter.

Ce fut un bruit de pas qui réveilla Kakashi. Il sortit de sa tente et fut très surpris de ce qu'il y vu. Shikaku qui marchait calmement dans cette forêt comme s'il était normal qu'il s'y trouve. Ce dernier, en apercevant Kakashi, semblait tout aussi surpris que lui. Kakashi ne le réalisait qu'à moitié et il se demandait même s'il n'était pas encore en train de rêver. Il se demandait bien ce que le Nara pouvait venir faire dans cette forêt. Il n'avait quand même pas été envoyé en mission ici quand il y avait déjà une équipe sur place. Lentement, mais sûrement. Les idées du juunin s'éclaircirent et il se rappela de l'aigle de Konoha qui était venu la veille. C'était donc Shikaku qui l'avait envoyé? Il s'apprêta à lui poser la question, mais la femme de la forêt s'approcha d'eux. Kakashi la regarda marcher et il remarqua qu'elle semblait heureuse de voir le manieur d'ombre seulement avec son déhanchement. Par contre, il trouvait étrange que les deux semblaient se connaître. Il était de plus en plus confus, il ne savait plus quoi penser de cette femme et les événements l'entourant. Il se rappelait son rire d'hier qui avait sonné comme un vieux souvenir à ses oreilles. Il observa à nouveau Shikaku et il demandait bien comment il avait pu s'être lié d'amitié avec une nukenin? Plus les journées passaient, plus de mystères planaient autour de cette femme. Il l'avait probablement connu avant qu'elle ne parte, mais comment avaient-ils fait pour garder contact? Pourquoi étaient-ils toujours en contact? Pourquoi cette petite voix dans la tête lui disait qu'il devrait être capable de répondre à ses questions. Pourquoi croyaient-ils qu'il la connaissait?

-Shibaraku Atsuko! Comment vas-tu?

Shikaku avait dit cette phrase avec enthousiasme, il était heureux de revoir Atsuko, par contre il sentit aussitôt un malaise s'installer. Ce n'est qu'à cet instant qu'il sembla réaliser qu'elle portait son masque. De plus, à voir la mine que Kakashi faisait, elle ne devait pas lui avoir dit que c'était elle. Il fut surpris, il aurait cru quand le revoyant, elle lui aurait tout de suite tout expliquer. Il se rappelait que quand elle partait en mission, elle disait toujours qu'il va fallait toujours faire les choses vite et bien; pour pouvoir s'en débarrasser et ne pas avoir à recommencer. Cette fois, elle n'avait rien fait, il se dit qu'elle devait avoir honte d'elle. Dans ses réflexions, il leva le regard vers Kakashi et Atsuko. Ils semblaient figés chacun pour leur raisons propres. Elle, elle ne se sentait pas encore prête à lui avouer son identité et lui, il était surpris de ne pas l'avoir découverte avant, par lui-même. Kakashi ne savait même pas s'il devait être fâché, triste ou heureux. Il ignorait les propres sentiments qu'il ressentait. Un silence lourd qui semblait sans issu de secours s'installa. Après un moment qui sembla durer une éternité, Atsuko finit par se déplacer. Elle toucha l'épaule de Shikaku et l'incita à la suivre. Les deux partirent dans la direction opposé au campement improvisé des ninjas, s'enfonçant dans les bois. Naruto, Sakura et Kiba qui venaient de se réveiller, ne comprenaient pas pourquoi le père de Shikamaru était là et pourquoi Kakashi avait la mine aussi basse. Par contre, ils n'osèrent pas demander des explications à leur senseï, ils ne l'avaient jamais vu ainsi, en état de choc.

Shikaku venait régulièrement dans cette forêt et quand il avait appris qu'Atsuko y habitait désormais, il avait multiplié ses escapades. Il l'avait toujours apprécié quand elle était à Konoha et avait été heureux de la retrouver. Pour la première fois, ils étaient silencieux ensemble. Elle l'aida à cueillir les plantes qui lui était nécessaire sans dire un mot. Il était tellement désolé de ne pas avoir comprit la situation à temps et il s'excusa auprès de son amie. Il lui avoua qu'il ne s'était vraiment pas attendu à ce qu'elle garde le silence face à Kakashi. À son commentaire, elle ne fit qu'hausser les épaules. Elle non plus ne savait pas pourquoi elle avait agit comme une idiote. De plus, il n'avait pas pu deviner qu'elle avait décidé de garder le silence. Elle ferma les yeux, elle réalisa à peine qu'elle n'avait plus le choix maintenant. Elle allait devoir le confronter. Une bonne fois pour toute. Honnêtement, elle aurait préféré éviter cet affrontement, mais il était maintenant inévitable. Bien entendu, d'un autre côté, elle était contente que Shikaku ait parlé un peu trop, de cette manière elle n'aurait pas de regret quand Kakashi allait partir, car elle allait pouvoir lui expliquer les raisons de son départ. Elle fut sortit de ses réflexions quand Shikaku lui annonça qu'il devait déjà partir; il avait promis à sa femme d'être de retour pour le souper. Il lui souhaita bonne chance et ils se laissèrent dans une accolade. Elle le regarda marcher pendant un moment, puis elle prit une grande respiration, elle allait rejoindre Kakashi. Plus tôt elle le ferait, plus vite elle serait débarrasser de la culpabilité qu'il l'empoignait depuis des années. C'était le moment où jamais.

Atsuko se dirigea tranquillement vers la vallée, à chaque pas, elle devait faire un effort pour ne pas fuir. Arrivée, elle aperçut Kakashi qui se levait et s'approcha d'elle avec cette même lenteur ou bien était-ce son regard qui lui donnait l'impression que tout était au ralentit? Ils furent face à face à quelques mètres de distance et ils s'observaient en silence. Elle fut celle qui brisa cette immobilité en retirant son masque. Elle le laissa tomber au sol dans un bruit sourd. Son visage était finalement dévoilé au grand jour. Soudainement, en voyant son visage, Kakashi réagit et il réalisa quelle était l'émotion qu'il devait adoptée. Il était en colère contre elle. Elle avait quitté Konoha sans un seul mot pour s'excuser, pour s'expliquer. Il avait été seul et il lui en voulait pour cela. Il était fâché qu'elle ne lui ai pas fait assez confiance pour lui en parler. Ils avaient été, étaient, des amis très proche et elle était partie sans un seul mot d'adieu. Elle avait tout simplement disparus, sans une seule trace. Il croyait l'avoir perdu à jamais. Atsuko savait qu'elle méritait la colère du juunin. Les trois jeunes qui étaient témoins de la scène furent surpris de la réaction de leur senseï lui qui était si calme d'habitude. Il était fâché contre cette femme sans qu'ils sachent pourquoi. Ils ne pouvaient pas le deviner. Ils la virent baisser les yeux et balbutier des excuses au travers de ses larmes. Elle savait que les mots ne seraient jamais suffisant pour se faire pardonner. De plus, elle trouvait difficile de le revoir après tant d'années d'absence, quand elle avait toujours tenté de se cacher pour ne pas le croiser à nouveau. Elle se remémorait des souvenirs qu'elle aurait préféré oublier à jamais. Ce qu'elle avait de plus douloureux, ce qu'elle tentait d'opprimer, mais il était impossible d'oublier. La mémoire nous ramenait à la réalité brusquement. Elle regrettait du mal qu'elle avait fait à son ami, mais pas d'être partie. La fureur de Kakashi s'estompa en voyant les larmes d'Atsuko s'écouler sur son visage. Il lui demanda dans un souffle.

-Pourquoi..?

La respiration d'Atsuko s'accéléra malgré elle, elle ferma les yeux pour tenter de calmer les battements de son coeur. Elle avait l'impression de revivre ce qui l'avait poussé à fuir quelques années auparavant. Elle devait se justifier, alors elle allait devoir lui raconter, elle avait voulu éviter ce moment à bien des prix. Elle savait que Kakashi avait le droit de savoir. Elle commençait à trembler doucement, mais cela ne l'arrêta pas. Elle lui raconta que juste avant de quitter le village, elle avait été mis au rang d'oinin même si elle n'était pas très enthousiaste à l'idée, elle remplissait ses missions avec succès. Par contre, dans sa dernière mission... Elle dû s'arrêter pour essuyer les larmes qui lui brouillaient la vue. Elle déglutit et releva les yeux vers lui pour lui expliquer que sa dernière mission aurait été de tuer Osamu, mais elle en avait été incapable...Alors, elle avait dû attaquer les deux ninjas qui l'accompagnaient pour les empêcher de l'attaque. Elle n'avait pas eu d'autres choses que de fuir. Elle s'était attaqué à des shinobis, des amis... Elle ne pouvait pas faire face au dirigeant de Konoha après une telle action et encore moi face à ses autres amis. Kakashi observa Atsuko, il se sentait triste qu'elle ai eu à vivre cette aventure seule, sans qu'il puisse être à ses côtés pour la supporter. Les deux restèrent silencieux, mais Naruto, fidèle à ses habitudes, s'impatienta et voulu savoir qui était cet Osamu, il s'imaginait que c'était un grand meurtrier ou quoi que se soit. Kakashi détourna son regard de son amie pour regarder avec une pointe de désappointement le blondinet. Il lui répondit calmement que c'était un de leur proche ami qui, un jour, avait décidé de partir, car il avait voulu voir le monde, explorer, découvrir de choses nouvelles. Il avait toujours été un esprit libre et il ne s'était jamais bien sentit entre les quatre mûrs de Konoha. Ce n'était pas un tueur, bien au contraire, il était un pacifique qui croyait à l'équilibre des choses.

Atsuko s'était effondrée au sol. En se retournant vers elle, Kakashi s'installa face à elle. Il prit ses mains entre les siennes, les entrelaçant. Puis, ils collèrent leur front l'un contre l'autre. Ils se regardaient dans les yeux sans échanger un seul mot. Les mots étaient inutiles de toute manière, ils se retrouvaient après avoir été séparé pendant cinq longues années. Ils pouvaient enfin se revoir face à face et être là, tout simplement, pour l'autre. Kakashi libéra une de ses main et vint essuya les larmes qui coulaient sur les joues de l'ancienne anbu. Il avait déjà oublié sa colère, il était tellement heureux de pouvoir la revoir à nouveau, de savoir pourquoi elle avait quitté, savoir qu'elle était toujours en vie. Comme beaucoup au village, il avait cru qu'elle était morte lors de sa dernière mission, car les deux autres étaient revenus en mauvais états. Il ferma les yeux et chassa ses vieilles pensées et, sur un coup de tête, il lui proposa de retourner à Konoha, recommencer sa vie. Elle eut un faible sourire, mais ne lui donna pas de faux espoir et rejeta l'idée aussitôt. Elle connaissait les règles, si elle remettait un seul orteil près de Konoha, elle se ferait tuer en quelques secondes, elle n'était qu'une nukenin aux yeux du village. De plus, pour la première fois dans sa vie, elle avait trouvé sa place, elle était en sécurité dans cette forêt, elle faisait quelque chose de bien en la protégeant. C'était la destinée qu'elle s'était choisie, elle était heureuse ici. Malgré son refus, Kakashi était heureux de la revoir et il savait qu'il aurait la possibilité de revenir encore et lui parler, comme avant. Tous deux se relevèrent et le juunin se retourna vers les trois ninjas et leur annonça qu'il était temps pour eux de partir. Ils avaient terminés leur mission ici. L'esprit de cette forêt laisserait les voyageurs passer en toute sécurité, seuls ceux souhaitant sa destruction serait arrêter, car c'était eux les criminels dans les faits...

Astuko fit promettre à Kakashi de revenir la voir. Même si elle savait pertinemment qu'il voudrait revenir, elle voulait s'en assurer. De son côté, elle allait s'organiser pour que tous les trois puisse se revoir: Kakashi, Osamu et elle. Raconter leur merveilleuses aventures qui leur étaient arrivé. Elle le vit sourire sous son masque. Il était intéressé par cette offre plus qu'alléchante. Elle sourit à son tour, leur amitié n'avait jamais pris fin malgré tout ce temps perdu et la trahison qu'elle avait fait; autant à lui qu'à Konoha. Elle le serra une dernière fois dans ses bras et elle l'observa reprendre le chemin vers le village au côté de ses trois compagnons. De son côté, Kakashi, pendant leur trajet pour revenir à Konoha, expliqua aux trois autres ninjas qu'il allait s'occuper du rapport et que, bien entendu, ils ne devaient pas parler de la mission à qui que se soit et encore moins d'Atsuko, sinon... Son visage fut effrayant pendant quelques secondes, suffisamment longtemps pour que les ninjas comprennent qu'ils étaient mieux de garder le silence ou ils souffriraient. Leur senseï leur sourit à nouveau. Il venait de retrouver son humeur habituel. Il savait qu'ils avaient compris le message ce qui signifiait qu'il pouvait leur faire confiance. S'il arrivait quoi que se soit à Atsuko par leur faute, ils payeraient. Maintenant que ce dossier était clos, il devait penser à un moyen d'expliquer la mission dans le rapport pour que Tsunade soit satisfaite et qu'il ait une impression qu'elle ai été réussit, ce qui n'était pas vraiment le cas...
    ~» Qui est plus effrayant; Tsunade ou Kakashi? héhé q=
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MessageSujet: Re: À lire avant de poster (=   Mar 8 Juin - 22:00

J'ai perdu plus qu'un ami
Aujourd'hui c'est la dernière fois j'te vois
Cette journée ne devait pas se terminer ainsi. Je ne devrais pas être à l'hôpital à te regarder. Ton visage qui était autrefois si vivant. L'air est lourd, je ne sens même pas mes larmes couler sur mes joues, même si je sais qu'elles sont présentes. Ta présence qui était si agréable est devenu un véritable supplice. Regarder tes yeux vide, ton teint maintenant pâle m'est insupportable. Ma vue se brouille, je n'entends pas ce qu'on me dit. Je ne veux pas lâcher ta main. J'ai l'impression que je vais te perde à jamais si je le fais. Tu étais plus qu'un ami pour moi, tu étais mon complice, mon confident. Que vais-je faire sans toi? Que vais-je devenir? Comment vais-je survivre? J'ai besoin de toi à mes côtés. Je sens qu'on retire ma main de la tienne, on me parle, mais je n'entends rien. Je ne veux rien entendre, sauf ta voix. Une dernière fois. Entendre ton rire. Écouter tes aventures. Être là avec toi. Ils m'ont éloignés de toi. Je cries. Nous devions être côte à côte jusqu'à la fin. Je refuse de les voir te prendre, t'éloigner de moi.

La dernière fois qu'j'peux dire
Je n'ai plus la force de tenir sur mes jambes. Je m'effondre devant toi. C'est terminé. Je sens des mains qui se veulent rassurante sur mes épaules, mais jamais on ne pourra remplir ce vide. J'ai tellement pleuré que mes yeux sont devenus secs. J'ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Je ne pense qu'à une seule chose. Toi. Je n'arrive plus à me concentrer, à me vider l'esprit. Tu es toujours là à me tourmenter et je ne veux pas que tu quittes mon esprit. Je préfère rester dans ma peine que de vivre cette vie sans toi. Je regarde cette tombe. Ta tombe. Je lis et relis ton nom cesse. Je ne peux pas y croire. Nous aurions dû mourir ensemble. Faire comme d'habitude. Tout faire ensemble, mais tu as décidé de changer les données. Tu as fait une exception. Tu t'es sacrifié pour me sauver. Pourquoi? J'ai l'impression d'être coupable pour ta mort. Je sais que ce n'est pas ce que tu souhaiterais. Tu voudrais que je continue ma vie avec joie. N'est-ce pas? Je ne sais pas comment je vais faire sans mon meilleur ami.

Tout ce que tu m'as apporté dans ma vie
Nous nous connaissions avant même d'arriver à l'académie. Nous étions voisin et nous passions tout notre temps libre ensemble. Après quand l'école a commencé, nous nous entrainions toujours ensemble, se surpasser encore et encore. Toujours devenir meilleur. Nous voulions devenir les meilleurs ninjas de Konoha. Ensemble. Nous connaissions les moindres faiblesses et forces de l'autre. On se complétait. Tu m'aidais à m'améliorer et je faisais de même pour toi. Toujours. Après l'académie, les choses n'ont pas changés. Nous avions tellement peur d'être séparé, mais ils nous ont laissés sur la même équipe. Heureusement. Tu étais la seule personne en qui je faisais suffisamment confiance pour mettre ma vie entre tes mains. Nous étions ceux qui avaient le travail d'équipe qui fonctionnait le mieux. On entendait parfois les plus vieux en parler. Ils trouvaient ça impressionnant qu'à notre âge, on fasse autant confiance à un compagnon. Nous étions la fierté de notre sensei. Jamais je ne pourrai oublier tous les bons moments qu'on a passé ensemble.

Tous les soirs je regarde le ciel pour voir
Je me demande nuit après nuit, si tu gardes toujours un oeil sur moi. Nous avions dit que nous nous protégerons pour toujours. Tiens-tu toujours ta promesse? Je m'ennuie de ta présence à mes côtés. Le vide qui m'envahit s'agrandit de jour en jour. J'essaye de m'occuper, travailler plus, mais il n'y a rien à faire. Tu me manques. Je ne voudrais pas que tu me voies dans l'état que je suis présentement. Je suis censé être fort. Pourtant, je me sens si faible, si misérable. Il me manque une partie de moi-même. Je n'ai plus de partenaire. Je me retrouve seul pour affronter la vie. Il n'y a plus personne pour m'encourager à poursuivre ma route. Personne pour m'aider à affronter le destin. Personne pour me rassurer quand tout va mal. Personne pour être là. Personne pour me comprendre. Tu étais le seul à me comprendre. Nous n'avions pas besoin des mots. Ils étaient inefficace. Un seul regard suffisait pour que tout s'éclaircit, un seul sourire. Complicité qui s'est évanoui en une seule nuit. Un unique instant pour que tout disparaisse de ma vie.

si t'es là pour me sauver
Nous étions toujours en train de protéger l'autre. À tes côtés, je me sentais en sécurité. J'ai le mal de vivre. La vie me semble terne. Elle a perdu toutes ses couleurs. Elle a perdu sa musique. Elle a perdu la vie. Il n'y a plus de sens à être en vie. Je respire toujours, mais je suis mort en même temps que toi. La seule différence, c'est que je peux encore me mouvoir dans cet univers irréel. La mort m'entoure dans ma vie futile. Depuis que tu n'es plus là, j'ai perdu mon rire, j'ai oublié comment il sonne. J'ai oublié comment sourire. J'ai oublié comment parlé avec quelqu'un. Il ne me reste plus que mon aspect sauvage et impulsif. J'ai perdu la légèreté que je pouvais avoir à tes côtés. Il ne me reste plus que la haine et la rage. Je ne pense qu'à prendre vengeance. Elle ne te ramènera pas. Je ne me sentirais probablement pas mieux après. Je le sais, mais au moins, je ne serai plus le seul à souffrir. Quelqu'un d'autre va connaître la peine de perdre la personne la plus chère à ses yeux. Vas-tu me pardonner? Je sais que tu ne voudrais pas que j'accumule autant de colère.

De toutes mes peurs, toutes mes angoisses et mes phobies
La seule chose qui me faisait peur dans ce monde, c'était de te perdre, mais je me disais que ça n'arriverait jamais. Je croyais que tu étais invincible et je me sentais invincible à tes côtés. J'avais tord, affreusement tord. La réalité est encore plus dure à accepter quand tu croyais que quelque chose était impossible. Je ne pourrai jamais l'accepter totalement. Je ne peux pas le croire. Tu devrais toujours être à mes côtés. À tous les jours, je refais le parcours que nous faisions ensemble. Tu n'es plus là. Je vais voir ta tombe qui me ramène durement à la réalité pour quelques secondes. Ton nom gravé dans la pierre froide me fait l'effet d'un coup de poignard. Je sais que je ne suis pas en train de faire un cauchemar. Dans mes nuits, tu es toujours en vie. Dans mon esprit, rien ne peut t'atteindre, tu es immortel. Je voudrais m'endormir à jamais pour ne pas avoir à subir le monde au-delà de mes rêves. Dans mes songes, tout est si beau, tout est si paisible. Pas de guerre. Pas de violence. Pas de mort. Que la vie tranquille à tes côtés.

Et j'me rend compte que
Tu me voudrais heureux. N'est-ce pas? Les jours passent et je n'arrive pas à me sortir de ma torpeur. Je ne souhaite pas sortir de mon malheur. Je ne souhaite plus être heureux à nouveau. Pas sans toi. Tu es supposé être à mes côtés pour toujours. Nous devions partir en même temps. Tout vivre ensemble. Sans exception. Mais, je me retrouve seul. Je suis incapable de vivre sans toi. Pas après tout ce qu'on a vécu ensemble. C'est impossible. Le bonheur n'existe qu'avec toi. Toi qui me complétait si bien. Toi qui comprenait si bien mes peines et mes misères. Toi qui arrivait à me faire sourire et rire dans toutes les situations. Jamais personne ne m'a fait sentir aussi bien comme toi tu l'as fait. Tu supportais mes pires humeurs. Le seul qui l'aille fait. Tu n'étais pas celui qui aurait dû partir. C'était à moi qu'était destiné ce coup. À moi seul. J'aurais dû être celui qui disparaît à tout jamais ou... Nous deux. Comme d'habitude. Tout faire ensemble. Pas de demi-mesure. Ensemble ou rien. Ce n'était pas ce qu'on disait avant?

T'es pu là et moi j'peux pas l'croire
Tu envahis mes rêves. Tu me souris. Tu me parles. Tu me donnes espoir l'espace de quelques instants. Pourtant, quand je me réveille, j'ai déjà oublié tes beaux mots. Mes tourments recommencent avec plus de force et d'agressivité. Tu tentes de m'encourager à vivre, mais ce n'est pas suffisant. J'ai besoin de toi, plus que de tout. La vie ne signifie plus rien pour moi. Le comprends-tu? Je me laisse mourir par le temps, car je sais que tu ne pourras pas accepter que je meurs avant mon temps. Tu t'es sacrifié pour que je puisse vivre. Je vais le faire. Pour ta mémoire, mais en aucun cas je l'accepte. Tu es – étais – mon meilleur ami, ton sacrifice je ne peux pas l'accepter. Ta vie ne vaut pas la mienne. Tu vaux plus que moi. Tu as toujours été le plus patient, le plus généreux de nous deux. Pour moi, tu représentais la bonté de ce monde. Tu n'aurais pas dû me sauver. Tu mérites plus la vie que moi. Tu étais toujours celui qui était optimiste, celui qui voyait du bon dans chaque chose. Que dirais-tu dans ma situation actuelle? J'ai besoin de l'entendre.

Je donnerai tout pour te voir
J'aime me rappeler de toutes ces soirées qu'on passait à parler sous les étoiles. Les choses semblaient si simple. Nous regardions les constellations. Inventions les nôtres. À tous les soirs, je regarde notre constellation, celle que nous avons inventé entre deux rire. Fides. Notre constellation à nous. C'est la seule chose qui me donne encore l'impression que tu es à mes côtés. Quand je la regarde, j'ai l'impression que tu me regardes aussi. Que tu m'observes. Tu as toujours voulu le mieux pour moi. Tu dois être malheureux de voir mon état. Je suis désolé de te causer toute cette peine. Tu me manques tellement. J'aimerais pouvoir me coucher sous les étoiles et t'entendre encore me murmurer des secrets. T'entendre retenir ton rire après m'avoir raconter une histoire, car tu ne veux pas réveiller les voisins. T'entendre me demander si j'aurais envie de jouer un tour sous ton sourire moqueur. Je n'arrive pas à combler ce vide, de ne plus t'entendre, de ne plus te voir, de ne plus sentir ta présence à mes côtés.

Une dernière fois…
Voir ton sourire, ton visage. Entendre tes murmures, ton rire. Sentir ta présence, ton odeur. Te toucher. Te parler. Une dernière fois t'avoir à mes côtés. J'aimerais tellement que tu puisses me dire encore une fois que la vie n'est pas si pire que cela. Que toujours quelque chose de bien va arriver de nos malheurs. Que malgré toutes nos souffrances, il va rester du positif. Où sont passés tes belles paroles? Je ne les ai pas oublié, mais il m'est impossible de les mettre en application. Je souhaiterais que tu m'expliques? J'aimerais comprendre. Comment les choses pourraient aller mieux? Cette plaie que j'ai subie par ta perte ne veut pas ce cicatriser. Elle reste ouverte et j'ai l'impression que tout le monde s'amuse à planter un couteau à l'intérieur de celle-ci. Que dirais-tu pour me remonter le moral? Pour me rassurer? Que ferais-tu pour calmer mes crises de larmes? Tu ferais n'importe quoi pour que je me sente mieux. Tu me raconterais probablement des histoires jusqu'à ce que j'oublie tous mes soucis, que je sois perdu dans ton univers imaginaire.

Es-tu là est-ce que tu m'entends?
Chaque fois que je regarde le ciel, j'ai envie de hurler. Je veux que tu m'entendes. Je ne veux pas que tu m'oublies. Je veux que tu continues de me protéger, que tu continues de penser à moi, que tu sois toujours là pour moi dans mes pires moment. Promets-moi de ne plus jamais m'abandonner. Je veux continuer de rêver à toi. Ne jamais t'oublier. Toujours t'avoir à l'esprit. Personne ne peut occuper la place que tu occupes dans mon être. Personne ne pourra jamais te remplacer, mais pour toi, je vais être prêt à faire un effort et m'ouvrir davantage aux autres. C'est ce que tu souhaiterais, non? Tu m'as déjà dit que si jamais il devait t'arriver quoi que se soit je devrais socialiser davantage et mettre mon caractère de côté un peu. Sur le coup, je ne t'avais pas vraiment écouté, pensant que tu blaguais, mais il n'est pas encore trop tard pour écouter tes paroles qui étaient encore trop sage. Comme si tu l'avais su qu'il allait t'arriver quelque chose. Comme si tu le savais que tu allais te sacrifier pour moi. Aurais-tu mieux réagit que moi si la même chose t'étais arrivé?

Es-tu là est-ce que tu m'entends?
Je mets plus d'ardeur à mes tâches que je ne l'ai jamais fait. Je travaille pour deux comme si tu étais encore là pour m'aider à tout faire. Les gens me disent que je devrais prendre du repos, mais ce n'est pas de ça que j'ai besoin. Toi, tu comprendrais. Ce qu'il me fait c'est de m'épuiser au point que je ne ressente plus rien. Que je sois tellement vidé que je n'arrive même plus à penser clairement. Me laisser engloutir par le néant. Parfois, je me surprends à me parler seul. Parfois, j'ai l'impression que tu es toujours à mes côtés. Même si c'est impossible. J'aime croire que tu es toujours là. Peut-être que je me fais encore plus souffrir au final, mais cette pensée me rassure toujours un peu durant quelques minutes, voir quelques heures. Un bref instant que je n'ai plus à me soucier de ta perte, car je sens ta présence près de moi. Pour toujours. Tu ne m'as pas quitté. Tu n'aurais pas osé m'abandonner. Je crois que certains commencent à s'inquiéter de ma santé. Ils ne peuvent pas comprendre. Ils ne pourront jamais comprendre. Jamais comme tu le faisais.

Es-tu là est-ce que tu m'entends?
Le jour, j'aperçois ton sourire dans le soleil et la nuit, j'entends tes murmures venant du ciel. M'entends-tu aussi? J'essaye de me rattacher à tout ce que je peux. À tous les souvenirs que je conserve de toi. Je regarde régulièrement toutes les photos que nous avons pris ensemble, toutes les lettres que nous nous envoyions, tous les objets qui nous servaient à faire nos quatre cents coups. J'ai gardé toutes mes anciennes habitudes, même que parfois quand je parle à quelqu'un je garde silence comme si je te laissais le temps de répondre. Je ne peux pas m'en empêcher. C'est ma manière de te dire que tu existes toujours dans mon coeur. Je fais des efforts pour m'intégrer à la vie sociale de Konoha. Pour toi. Je ferais n'importe quoi pour pouvoir honorer ta mémoire, pour ne pas que tu regrettes ton geste. Je sais qu'il faudrait que je l'accepte, mais c'est trop me demander, mais comme je te connais, tu dois déjà être content des efforts que je fais présentement. Essayer de retrouver le train-train du quotidien. Essayer de faire comme avant. Essayer d'agir normalement, malgré le vide qui me remplit.

Es-tu là parce que moi j't'attends…
Toutes les nuits, je peux te retrouver dans mes rêves. Ne les quitte jamais. C'est ma lumière dans mes journées. Ce qui me donne la force de continuer. Mes songes m'enlèvent toutes mes peines. Je peux te retrouver comme tu étais. Autant je suis triste de t'avoir perdu, autant je suis heureux que tu continues de me rendre visite nuit après nuit. Un jour, quand le destin m'y mènera, je viendrai te rejoindre et nous serons heureux à nouveau, ensemble. Comme les choses ont toujours été censés être. Malgré que je ne peux plus te retrouver constamment à mes côtés, je sais que tu es toujours là à veiller sur moi. Tu es ma bonne étoile et la seule chose que je peux faire pour toi maintenant est de ne jamais t'oublier. Je dois être capable de transformer ma tristesse pour que je ne me rappelle que de nos bons moments. Ceux qui me feront sourire quand je serai submergé par la tristesse. Je dois me rappeler de tous les bons moments pour me rappeler que je n'ai pas vécu ma vie en vain. J'ai vécu pour ses souvenirs heureux qui me suivront jusqu'à ma mort.
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MessageSujet: Re: À lire avant de poster (=   Mar 8 Juin - 22:05

Une journée dans la tête d'un ANBU
2H38. Mon cadran me nargue. Encore. Depuis quelques jours, je n'arrive pas à dormir. Je passe mes nuits à fixer le plafond, remarquer chacune des fissures qui s'y trouve. C'est complètement ridicule. Je dois dire que ces derniers-temps, je me questionne beaucoup sur moi-même et sur mon statut. Une petite voix dans ma tête ne cesse de me répéter que je ne suis qu'un meurtrier. À tous les jours, je dois me rappeler que c'est pour le bien du village que je le fais. Pour le protéger, pour qu'il continue à prospérer, pour empêcher aux autres villages de connaître ses secrets. Je le sais tout ça, mais j'ai tout de même dû tuer, c'est une part entière de mon travail; protéger les informations, tuer les nukenins, espionner... Je m'ennuie presque du temps où mes missions étaient d'aller sauver le chat de mon voisin qui s'est coincé dans un arbre. Maintenant, l'odeur du sang est accroché à ma peau. Je me lave, me frotte jusqu'à irriter ma peau, mais j'ai toujours l'impression que l'odeur de la mort reste imprégné sur moi. Dans les derniers jours, les rares fois où j'ai réussi à dormir, je revoyais le visage de ceux que j'ai dû évincer. Je me demande combien de temps je vais être encore capable de vivre avec ce sentiment de vide, de sang sur mes mains. Je sais que je ne devrais pas me questionner autant, mais je ne peux pas m'en empêcher.

4H17. Le soleil va bientôt déposer ses rayons insolents au travers de mes stores. Au final, je n'aurai eu qu'une autre nuit d'insomnie à regarder l'heure avancé lentement sur mon cadran. Le temps se moque de moi, plus les jours avance et plus j'ai cette certitude idiote que le soleil et le temps se sont ligués contre moi. J'ai des idées vraiment étrange quand je manque de sommeil. Je réalise bien que c'est depuis que je suis devenu anbu que j'ai commencé à ne pas dormir suffisamment et par le même fait avoir ses pensées folles. J'ai d'abord changé imperceptiblement, mais maintenant je me rends bien compte que j'ai changé de façon outrancière. Je réalise pleinement qui j'étais et qui je suis devenu. Deux personnes complètement opposé quand on y réfléchit... Quand je repense à mon passé, j'ai l'impression que ce n'est pas moi, tant de choses ont changés. Je ne suis plus que l'ombre de moi-même. Parfois, je doute même que je ressemble à l'ombre de ce que j'étais, j'ai cette impression d'être devenu rien. Au début, je ne me suis pas vraiment aperçu que je changeais, mais ces derniers-temps avec les pensées qui m'obsèdent, il est difficile de passer à côté. Je me demande à quoi je ressemblerais aujourd'hui, si je n'avais pas accepté d'être anbu. C'est difficile à imaginer.

5H43. Le soleil se lève insolemment sur Konoha. Je suis sûr et certain qu'il me regarde en riant, se moquant des cernes qui s'agrandissent de jour en jour en-dessous de mes yeux et de l'aveuglement qu'il m'offre matin après matin; ses rayons traversant mes rideaux à l'endroit exact où se trouve mes yeux. J'ai passé la nuit dans la plus grande des noirceurs, puis, lui, arrive lançant ses rayons directement dans mon regard habitué à la lueur de la lune. À tous les matinées, je reste toujours quelques minutes sous le regard arrogant du soleil avant de décider à me lever. C'est presque comme si j'espérais qu'il se recouche pour me laisser dormir. Je souhaiterais tomber dans les limbes du sommeil, mais il est maintenant trop tard pour que je puisse me le permettre. À tous les jours c'est exactement la même routine qui se répète; je veux dormir, mais je ne peux pas vu l'heure, je fais un effort pour me glisser hors des draps et je prends ma douche. Je trouve qu'il n'y a rien de tel qu'un filet d'eau glacée pour me rafraichir les idées et me remettre d'aplomb pour la longue journée pénible qui m'attend.

6H52. Je prends mon masque d'anbu doucement dans mes mains, il est temps de l'enfiler. Par contre, ce matin, mon propre reflet m'en empêche. Je me regarde dans le miroir pour la première fois depuis longtemps. Je remarque mes traits qui se sont durcis dans les dernière années. Je me sens incapable d'imaginer une seule larme sur mon visage. Je n'avais pas réaliser à quel point mes traits étaient devenus froid. En devenant anbu, je savais que j'allais devoir toujours refouler mes émotions. Je passe une main délicatement sur mon visage. Je n'ai pas l'impression que c'est le mien. Je ne me reconnais plus. Je ne sais plus qui je suis vraiment. Ses traits de marbre ne ressemble pas à mon ancien moi. Où est passé le jeune homme rieur que j'étais? Maintenant, je ne suis qu'un ninja de Konoha, sans visage, sans nom. Je ne suis personne, une marionnette dans les mains de l'hokage. De ma propre volonté j'ai accepté ce poste, mais... Je préfère mettre mon masque sur mon visage et partir de mon appartement. Je ne dois plus y penser. Je ne dois pas a voir ce genre de pensée. Oublier. Redevenir un anbu. Sans émotion. Sans poser de questions.

7H00. J'arrive à l'heure juste en même temps que les autres devant le bureau de Tsunade. On ne se regarde pas, on ne se salue pas. Coéquipier de travail, oui; ami, non. Dans les anbus, la relation entre les membres est différente que dans une équipe de juunin. Je suppose parfois que nous avons peut-être perdu une partie de notre humanité pour n'être que des objets de guerre – ou plutôt pour empêcher la guerre – des êtres qui vont faire tout ce qu'on leur demande sans poser de questions. Nous sommes là pour ça. Agir pour le bien du village, même si les actions peuvent sembler malsaine. En fait, je crois que nous ne sommes pas humains quand nous portons nos masques. Nous sommes que des ninjas. Des outils que Konoha peut utiliser à sa guise et ce tant et aussi longtemps que nous portions nos masques. C'était le symbole comme quoi nous étions en mode obéissant en quelque sorte. Je jette un regard aux deux autres anbus. Je sais à quoi ils ressemblent sans leur masque, ils savent à quoi je ressemble pourtant quand on les porte on fait comme si on ne le savait pas, comme si on était des ninjas sans visage et sans nom. Je sais que c'est pour nous protéger, mais par moment je me demande s'il n'y a pas une autre raison plus obscure... Nous faire oublier qui nous sommes.

7H09. Nous venons de sortir du bureau de l'hokage. On se regarde. La mission aujourd'hui est différente de ce nous faisons en tant normal, enfin selon la tournure que les événements prendront. Tsunade a peut-être lu dans mes pensées et a vu que j'étais tanné des missions où on doit tuer? Je deviens paranoïaque. Je suis mieux de me concentrer sur la mission et ne penser à rien d'autres. En théorie, je ne verrai pas de sang aujourd'hui. Je regarde mes mains avec attention. Je n'y verrai pas de sang aujourd'hui. C'est un... soulagement, en quelque sorte. Les choses seront probablement différente demain, je le sais, mais je dois vivre une journée à la fois. On ne sait jamais ce qui peut nous arriver. Donc, pour la mission nous devons espionner un juunin de Konoha qui est soupçonné de traitrise. Ça faisait déjà quelques semaines que nous n'avons pas eu de mission d'espionnage. Je n'arrive pas à comprendre comment un shinobi du village peut le trahir, j'espère que ce n'est qu'un malentendu et que la mission d'aujourd'hui va confirmer l'innocence de l'accuser. Même si je sais qu'au fond de moi, si on envoie les anbus c'est qu'il a déjà des preuves dans le sens contraire.

8H32. Tsunade ne nous a pas donné le nom du ninja qu'on se devait d'espionner, seulement un lieu de rendez-vous. L'autre équipe qui s'était occupé du cas, n'avait pas donné plus d'informations. Probablement que le ninja avait réussit à bien cacher son visage et que les autres anbus avaient seulement été capable de décoder quelques informations. Nous devons nous contenté de cela alors. Nous décidons de nous séparer. De cette manière, nous aurons une vue différente et il sera plus facile de le capturer s'il avait lieu. Je trouve que je suis le mieux placé. Je suis sur le balcon d'un appartement qui est directement dans le sens de la rue, j'ai une vue plongeante sur la ruelle. Cette noirceur en est apaisante. Pour le moment, il n'y a pas âme qui vive. En fait, je voies un chat qui rode autour des poubelles. Il doit se chercher un bon repas. Je sens la fatigue m'envahir, je commence à marcher sur le balcon de long en large pour me réveiller un peu. Je préfère ne pas imaginer ce qui m'arriverait si je m'endormais durant une mission. Juste penser à l'hokage en colère fait que je me ressaisie un peu.

9H07. Après une demi-heure d'attente, quelqu'un arrive finalement dans la ruelle. Une personne tout à fait banal. Tsunade avait parlé d'un juunin. Donc, ce n'est pas notre cible. Peut-être qu'il n'allait pas venir et que nous nous sommes déplacé pour rien. Une mission tranquille pour faire changement. Pourtant... Je commence à observer l'homme avec plus d'attention. Il semble nerveux, il n'arrête pas de frotter ses mains l'une contre l'autre et de s'humecter les lèvres. Il cache quelque chose. Je crois que je vais devoir retirer ce que je viens de dire. Il va se passer quelque chose. Je jette un regard en direction des deux autres anbus, eux aussi ont les yeux rivés sur le nouvel arrivant. Ils ont remarqués l'étrangeté du personnage, du moins ses tics. L'homme est assez petit et il fait de la calvitie, il doit avoir un certain âge dans la cinquantaine avancée au moins. Pour nous, il n'est pas une menace. Par contre, il doit avoir peur de celui qu'il attend, sinon il ne semblerait pas autant anxieux.

10H15. Une heure que nous attendons, mais rien ne se passe. L'homme continue d'avoir ses tics nerveux, le chat est partie depuis longtemps. Je commence à m'ennuyer à ne rien faire sur mon balcon. Un mouvement. Enfin. Un ninja vient d'entrer dans la ruelle. Il porte la veste des juunins. Je regarde vers mes deux compagnons, eux aussi l'ont remarqués. Je redescends mon regard vers les deux hommes dans la ruelle, ils s'échangent des papiers. Je suis beaucoup trop haut pour voir de quoi il s'agit, mais tout porte à croire que ce sont des documents importants. Après tout, ils ont fait le rendez-vous dans une ruelle sombre et le juunin ne cesse de regarder de tous les côtés pour s'assurer que personne ne les observe. S'il savait que trois anbus étaient en train de les regarder... Une fois les dossiers échangés, le juunin ne se fit pas prier et s'éloigne rapidement. Dans son mouvement, j'ai eu le temps d'apercevoir son visage c'est... Rinji! J'espère avoir mal vu. J'ai de la difficulté à le croire. Rapidement, nous nous réunissons et nous partons chacun dans une direction différente.

11H32. L'un est est partit vers les bureaux de Konoha vérifier qu'il ne manquait pas de papiers importants et l'autre à suivit le vieil homme pour voir ce qu'il allait faire des documents, moi... Moi... Je... Je dois suivre mon... ami, mon meilleur ami. Je n'en reviens pas. Il n'y a pas de doute c'est bel et bien lui. Je ne comprends pas. Pourquoi Rinji trahirais son village? Je me rappelle encore du temps qu'on était à l'académie, il avait été si fier de recevoir son bandeau. Rinji... Comment en est-il venu à ce point? Je passe mon doigt doucement sur la feuille de mon bandeau. Je suis un shinobi de Konoha, jamais je n'oserai trahir mon village. Nous avons fait la promesse de le protéger. Tu t'en rappelles Rinji? Je le regarde se promener dans le village comme si de rien était. Il ne s'est pas rendu compte que je le suis. Il ne s'est pas rendu compte qu'on a découvert sa trahison. Quand a-t-il l'intention de fuir? À la dernière minute? Je préfère ne pas y penser. J'imagine mal le village sans mon meilleur ami. Cette pensée me fait mal. Pourquoi?

12H16. Je retire mon masque et le dépose dans mon sac. Pour un cas exceptionnel, je vais me dévoiler le visage, pour le bien de la mission. J'ai décidé d'aller rejoindre Rinji qui est en train de manger un morceau au restaurant. Je lui demande si je peux l'accompagner, il accepte avec un sourire. Je suis son meilleur ami après tout, mais en le voyant aussi amical, j'ai un pincement au coeur. Je ne peux pas comprendre ses intentions profondes. Il a toujours semblé se plaire au village. Qu'est-ce qui a bien pu le changer? Comme à mes habitudes, je joues un rôle, je ris comme à mon habitudes avec mon... ami? Mon rire sonne faux à mes oreilles, mais il ne semble pas s'en rendre compte. Heureusement... Les choses pourraient devenir encore pire. Il ne sait pas quand ce moment je ne fais que l'observer que je suis en mission. Il croit que je fais tout simplement profiter d'un repas entre copain. J'ai souvent menti dans ma vie, c'est un fait, mais jouer un rôle face à une personne qui est – était? - importante à mes yeux est difficile. Ne pas avoir été un anbu je me douterais de rien. Il est toujours le même. Je voies encore mon – ancien – ami dans cet homme.

13H47. Le temps s'écoule lentement, beaucoup trop lentement. Je tenais compagnie à Rinji. En fait, je cherchais une faille dans son comportement, mais il n'y en avait pas. Sa spécialité, tout comme moi, était l'espionnage. Mon ami finit par me dire qu'il avait un rendez-vous, alors il devait partir. Je m'éloigne en lui disant au revoir. Son rendez-vous qu'il soit une invention ou pas tombe à point, car je dois aller rejoindre mes deux coéquipiers. Je ne sais pas ce que j'aurai inventé comme mensonge pour me libérer. Je m'éloigne dans une ruelle et je remets mon masque, puis me dirige vers notre point de rendez-vous. Je suis content de porter un masque, je ne voudrais pas qu'ils voient le trouble qui peut se lire sur mon visage. Surtout que je ne démontre jamais d'émotion en tant normal. Cette mission m'affecte plus que je ne voudrais l'avouer. J'ai à peine le temps d'arrêter qu'ils me demandent déjà si le juunin c'est compromis d'une quelconque façon depuis ce matin. Je réponds à la négative. Il semble toujours être le même. À ce demander s'il n'a pas toujours jouer un rôle. Je souhaiterais soupirer, mais je ne le fais pas, ça ne serait pas approprié et les deux autres se poseraient trop de questions.

14H29. Je sue sous mon masque et j'ai mal aux yeux. Le soleil les frappe avec une force inouï. Il m'en veut, j'en suis désormais certain, mais je ne comprends pas ce que je lui ai fait pour mériter ce traitement. Ma journée était censé être banal, mais elle est en train de tourner au cauchemar avec cette chaleur. Sans compter le pire, la trahison de mon meilleur ami. Il me fait plus de mal qu'il n'en fait à Konoha. S'en rend-t-il compte? En plus, même si je sais avec certitude que c'est un traitre, je me sens mal de le suivre ainsi. Où est rendu la supposé confiance aveugle qu'on devrait avoir envers nos amis? Quand on mangeait ensemble plus tôt, j'ai presqu'eu envie de lui dire que je l'avais vu ce matin dans la ruelle et que s'il avouait ses actes, les choses pourraient bien tourner, mais je n'en ai pas eu le courage. Pas le courage de lui dire que je l'avais espionné. Quel genre de personne observe les moindre faits et gestes d'un ami?

15H08. La chaleur m'étouffe, j'ai de la difficulté à me concentrer. Sans compter que je suis distrait. La nature de la mission m'agace. Je n'ai pas été entrainé à espionner des amis. On a été entrainé à se soutenir entre nous, tout en mettant la mission de l'avant... J'ai été perdu dans mes pensés pendant quelques secondes, alors j'ai été imprudent et j'ai fait tombé une petite roche. Rinji vient de m'apercevoir. Je sais qu'il ne peut pas me reconnaître, mais ça me rends mal à l'aise tout de même. Je ferme les yeux deux petites secondes et je reprends constance. J'ai échoué dans ma mission... Je soupire, je dois rester concentrer. Dans un bonds, je me dirige vers les autres, je dois les prévenir qu'il m'a vu. Je leur explique ce qui s'est passé, l'un d'eux se dirige aussitôt vers la maison de l'hokage. À la fin c'est elle qui décidera de ce que nous ferons. En attendant, nous devons reprendre notre poste d'observation et être encore plus vigilant, car maintenant il le sait qu'on le suit. Rinji est constamment sur ses gardes, il devient très difficile à suivre, j'espère qu'on aura bientôt les ordres, car à ce rythme on sera bientôt obligés d'attaquer et j'en ai pas particulièrement envie.

17H57. Nous avons finalement le nouvel ordre. La discussion avec Tsunade a été longue. Il nous explique qu'il faut le capturer vivant et le ramener à l'hokage. Je soupire – cette fois-ci je ne le retiens pas – et me porte volontaire. C'est de ma faute s'il nous a repéré après tout. Les deux autres acquiescent, mais reste proche au cas où qu'il arrive quoi que se soit et que je n'arrive pas à l'attraper. Il est tout de même du niveau de juunin, mais je ne suis pas inquiet. Je le connais comme le fond de ma poche, il n'a aucune chance contre moi, aucune... Malheureusement... J'aimerais qu'il me frappe pour mon insolence, pour ne pas lui faire confiance. Je sais que ce n'est pas de ma faute, que c'est un ordre que j'ai de l'attraper, mais je me sens sale. Sale d'avoir à attaquer ce que je considérais comme mon meilleur ami. La seule personne à qui j'ai fait la promesse d'être éternellement fidèle. J'allais briser ma promesse dans quelques secondes. Je sens une main qui se dépose sur mon épaule, cette prise se veut réconfortante. Les deux le savent que Rinji et moi sommes proche. Je sens un peu d'humanité dans notre trio. Ils vont me soutenir dans ce moment d'horreur que je vis. Étrangement, je sens que ça va déjà être moins pire.

18H02. Je l'attaque et l'attrape dans un même mouvement. Comme je l'avais cru, ce fut un jeu d'enfant. Je l'endors pour qu'il soit plus facile à transporter. Je le dépose sur mon épaule comme un sac et nous retournons auprès de Tsunade. Il ne sert à rien de s'éterniser. À voir son visage, elle ne s'attendait pas à nous revoir arriver aussi tôt. Elle nous demanda d'aller l'enfermer dans une salle d'interrogatoire et d'attendre qu'il se réveille. Notre trio s'y dirige en silence. Je sais que les deux sont mal à l'aise que j'aille été mis sur cette mission, mais ce qui doit arriver, arrive. Je suppose que c'était part intégrante de mon destin de savoir que j'avais un traitre dans mes amis les plus proche. Je le ligote sur une chaise et m'assit sur la table. Les deux autres restent debout. Avec le somnifère que je lui ai donné, je sais que ça va être long avant qu'il ne se réveille. Je me demande si c'est nous qui doit s'occuper de son interrogatoire. J'ignore si j'ai envie de le faire; d'un côté je veux savoir toute l'histoire maintenant, mais d'un autre, il reste qu'il est question de Rinji.

19H59. Rinji vient de se réveiller. Finalement. Entre-temps, nous avons eu l'ordre de nous occuper de l'interrogatoire, ceux qui auraient dû s'en occuper ont été mis sur d'autres cas. Nous nous sommes fait dire de ne pas hésiter à le torturer s'il ne voulait pas parler. Chacun notre tour, nous posons des questions, voir plusieurs en même temps, mais il refuse de parler. On met plus de pression. Je sens bien que mes deux coéquipiers ne souhaitent pas le torturer, ils ne veulent pas me blesser, mais s'il ne se décide pas à parler, nous n'avons pas le choix. Il ne veut pas parler. Il l'aura voulu. Je suis le premier à réagir et je le coince dans un genjutsu. Je connais tous ses points faibles, sans exception, je vais lui tirer les vers du nez coûte que coûte. Je le fais souffrir avec une facilité et une cruauté qui m'étonne. Je ne me savais pas capable de tant de violence psychologique. Mon meilleur ami... Va-t-il me pardonner un jour? Vais-je me pardonner un jour de le faire tant souffrir? Ses sens sont brouillés, il hurle, bientôt il ne pourra plus le supporter. J'arrive à me sortir de la tête que c'est mon ami. Je me concentre sur le seul fait que je suis un anbu qui fait son travail. Tout simplement.

21H36. Il a finit par parler. Il ne pouvait pas supporter ces visions horrifiantes plus longtemps. Il explique rapidement – comme s'il avait peur qu'on l'enferme à nouveau dans le genjutsu – que les pays du Sud l'avait menacé de le tuer s'ils ne divulguaient pas les forces de Konoha. Il tentait de se donner des excuses – Tsunade n'allait pas aimer cela – un shinobi se devait d'être fidèle à son village. Rinji ajouta, aux excuses qu'il tentait de se donner, les informations qu'il avait donné et celle qu'il avait réussit à avoir. Les pays du Sud avaient l'intention d'attaquer le village dans quelques mois, de nuit, puisqu'il y avait moins d'effectif sur le terrain, ils voulaient avoir un effet de surprise. De plus, ils avaient l'intention de s'attaquer directement à l'hokage pour pouvoir ruiner Konoha à jamais. Rinji se mit à pleurer. Probablement face à sa propre faiblesse d'avoir accepter aussi facilement de remettre des informations confidentielles. Pleurer de honte par sa lâcheté. Il avait eu peur de mourir. Il savait qu'un ninja devait mourir avec honneur pour ceux qui comptent, les gens de son village. Je sais qu'il va me pardonner s'il apprend que je fais partit de ceux qui l'ont interrogés, mais je ne suis pas certain que je vais être capable de le pardonner pour sa bêtise.

23H05. Je peux enfin entrer chez nous. La journée a été longue comme je m'y attendais. Je marche tranquillement jusqu'à mon appartement. J'ai déjà retiré mon masque d'anbu, je peux donc regarder librement le ciel. Les étoiles commencent déjà à se montrer. Les rues de Konoha sont si paisible une fois le soleil partit, caché au loin. De plus, dans cette noirceur, personne ne peut voir mon visage. Personne ne peut voir les larmes amers qui s'écoulent lentement sur mes joues. Je suis horrifiés des tortures que j'ai fait subir, juste y penser me donne des frissons. J'ai eu l'impression que c'était encore pire que de tuer et le pire c'est... Que j'y ai pris plaisir. Je me questionne encore sur mon humanité, où est-elle rendu? Je ne crois pas qu'il est sain d'apprécier de faire agonir quelqu'un, encore moins si c'est une personne qui nous est cher... Même s'il nous a trahis. Je ferme les yeux et hume l'air. Je dois me changer les idées. Rinji va être en prison, il n'aura pas à fuir le village, j'ai réussit ma mission et maintenant je peux tout mettre derrière moi. Ce n'était qu'une autre journée comme les autres, enfin presque. Aucune journée ne se ressemble quand on fait partie de l'élite des ninjas. Quoi que d'un autre côté, elles reviennent toutes au même...

24H00. J'ai flâné dans les rue de Konoha pendant une heure. Je n'arrivais pas à me décider si je devais rentrer ou non à mon appartement. Je n'ai pas sommeil. Ma journée est terminé, je voudrais la mettre dans mon passé, mais elle me tourne incessamment dans la tête. Je suis couché sur mon lit et je sais que cette nuit, je vais à nouveau fixer mon plafond en espérant trouver un sommeil qui n'arrivera pas. Dans quelques heures, je devrai me lever et partir en mission – encore – sans avoir fermé l'oeil de la nuit. Je suis pris dans ce cycle infernal. Je crois qu'il ne cessera jamais de me tourmenter. J'ignore si j'ai fait le bon choix en devenant anbu, mais c'est ce que j'ai décidé de faire, c'est ce que je suis devenu. Je suis un objet de Konoha. Qu'importe si je dors ou pas, en tout temps, je dois être prêt à me sacrifier pour mon village et faire ce que l'on m'ordonne, car c'est ma destinée.
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MessageSujet: Re: À lire avant de poster (=   Mar 8 Juin - 22:07

Dou?eur - Douleur
Au beau milieu de la nuit, les villageois et les ninjas de Konoha ont été réveillé par un boucan horrible qui tempêtait à l'extérieur, mais ce n'était pas un orage, le village se faisait attaquer de manière sournoise. L'ennemi avait profité de l'effet de surprise en arrivant sous le manteau de la sombre nuit du village caché dans les feuilles. Les cris déchiraient la nuit. Des mesures d'urgence furent rapidement prit, avant même de savoir qui était l'ennemi. La première action prise fut d'envoyer quelques chuunins pour évacuer les villageois sous les sculptures des anciens Hokage. À cet endroit, le peuple de Konoha serait en sécurité. Les habitants étaient inquiets, on pouvait lire la peur sur leur visage, alors les shinobis tentaient de les rassurer du mieux qu'ils en étaient capable. Eux-même ne comprenaient pas les raisons de cette attaque, mais ils étaient confiants que l'ennemi n'avait aucune chance contre eux. Ils allaient protéger leur village à la vie, à la mort pour s'assurer que tout le monde soit sain et sauf au sein des villageois. Certains des chuunins restèrent avec les habitants pour les protéger, au cas où, et les autres retournèrent vers Tsunade pour recevoir les ordres de défense.

Tsunade avait décidé d'envoyer tous les médecins à l'hôpital et que se soit des chuunins qui s'occupent de ramener les blesser. Ils durent se mettre au travail très rapidement. Les ninjas blessés arrivaient à un rythme effroyable. Sakura qui avait été placé dans l'aile des empoisonnements recevait beaucoup plus de blessés que d'ordinaire. Il y en avait beaucoup trop. L'ennemi attaquait surtout avec des kunais empoisonnés. C'était presque comme s'ils ne souhaitaient qu'affaiblir les forces du village, au lieu de le détruire complètement à présent. Grâce au poison, les shinobis étaient hors de combat avant même qu'ils soient au bout de leur énergie, mais elle n'avait pas vraiment le loisir d'y penser davantage. Le combat ne faisait que commencer et elle se sentait déjà épuisé par tous les blessés qui arrivaient encore et encore. La nuit allait être longue pour les médecins, car même après le combat, ils allaient devoir continuer de travailler jusqu'à l'aube pour pouvoir s'occuper de tout le monde, mais elle devait se concentrer sur le moment présent, les bruits de pas qui annonçaient un nouveau blessé. Sakura qui criait des ordres pour avoir de l'eau fraiche. Le souffle court des médecins. La tension était palpable dans l'hôpital. Le gémissement des blessés...

Une petite partie des juunins furent envoyés au frontière du village pour empêcher que d'autres ennemis puissent envahir le village, en plus de ceux déjà présent. Ils avaient beaucoup plus de travail qu'ils ne l'auraient cru. L'ennemi avait beaucoup de renfort qui tentait de pénétrer Konoha. Plusieurs n'étaient que des clones, mais ce n'était pas le pire, ils devaient sans cesse éviter les kunais empoisonnés qui virevoltaient autour d'eux. Les autres juunins avec l'aide des chuunins s'occupaient de ceux qui avaient déjà envahis leur village d'ordinaire si paisible. Ils regardaient avec horreur les bâtiments tombés en ruine et le sang de leur camarades tombés au combat. Jusqu'à présent, ils n'avaient pas l'impression de voir de morts, heureusement, seulement des blessés... Beaucoup trop. Sans compter qu'à la moindre blessure les shinobis devenaient invalide, le poison que l'ennemi utilisait voyageait rapidement dans le sang, dès que les ninjas étaient atteint, ils figeaient et tombaient au sol. Inconscient. Ils respiraient faiblement, alors ils étaient rapidement envoyés à l'hôpital. Les troupes diminuaient à un rythme effroyable. Personne ne perdait espoir, mais ça ne saurait tardé.

Soudainement, tout s'arrêta. Tous les ennemis disparurent dans la forêt en quelques secondes. La majorité des shinobis restèrent sur leur garde, se demandant si c'était une trappe, car malgré que c'était difficile pour l'orgueil, ils avaient eu le dessus dans ce combat. Ils marchaient dans les rues observant certains autres ninjas aider leur compagnon pour aller jusqu'à l'hôpital. Cherchant les pièges, les bombes qui auraient pu être caché derrière des points stratégiques dans le village, mais ils ne trouvaient rien. L'ennemi était partie aussi vite qu'il avait attaqué sans laisser de traces derrière mis à part les bâtiments en ruine et les troupes blessés. Les juunins qui s'occupaient d'empêcher à l'ennemi d'avoir des renforts, firent le tour du village pour s'assurer qu'ils n'avaient pas trouvé une autre entrée, mais ils ne trouvèrent rien, alors ils retournèrent au village, malgré leur envie de les poursuivre. Ils devaient attendre les ordres de l'hokage avant d'entreprendre une quelconque action. Cette attaque et cette finale étaient complètement incompréhensible pour tous les ninjas qui avaient assistés au combat. L'ennemi avait-il trouvé ce qu'il cherchait ou il avait l'intention de revenir prochainement?

Tsunade avait hâte que tout le monde ai reçu ses ordres pour qu'elle puisse aller aider à l'hôpital. Elle avait donné l'ordre aux ninjas de rester à Konoha et d'aider les villageois. Ils devaient ce concentrer davantage sur la reconstruction du village que de l'ennemi. Par contre, elle demanda à voir cinq ninjas: Shikamaru, Kiba, Shino, Neji et Tenten. Ils étaient les cinq qui avaient le droit de poursuivre l'ennemi, elle les envoyait en mission pour recueillir des informations. Elle leur demanda de ne pas faire de gestes stupides, tout ce qu'elle voulait c'était des informations et qu'ils reviennent, tous les cinq, avec les renseignements. C'était une mission exclusivement d'espionnage. Elle savait que ce n'était pas très inquiétant avec les cinq qu'elle envoyait, mais elle préférait prévenir tout de même. Elle savait aussi que Naruto allait être fâcher quand il allait apprendre que ces cinq-là avaient pu aller «s'amuser» à courir après l'ennemi, mais il était trop imprudent de l'envoyer avec eux et dans le moment présent, elle devait penser au futur de son village. Elle envoya rapidement les cinq ninjas hors de son bureau et se dirigea vers l'hôpital, elle allait davantage être utile là qu'ici.

Shikamaru en tant que chef de l'équipe devait trouver la stratégie la plus efficace pour récupérer les informations que Tsunade souhaitait tout en se positionnant hors de danger autant que possible. Dès leur sortit du bureau de l'hokage, le Nara était en pleine réflexion et agacé, car tous ses plans finissaient toujours par contenir une certaine dose d'imprudence. Il n'avait pas terminé de réfléchir sur la stratégie la plus efficace, qu'ils étaient déjà au porte de Konoha. Il soupira, puis il demanda à Kiba de suivre la trace de l'ennemi. Chose que l'Inuzuka fit avec une facilité presqu'arrogante. Ensuite, il dit à Neji qu'il devait vérifier qu'aucun ennemi ne les surprennent par derrière ou par les côtés. En avant d'eux, Shikamaru faisait confiance à Kiba pour les prévenir. Le manieur d'ombre observait le groupe de quatre ninjas qui avait été associé à cette mission. Il remarqua qu'ils étaient tous habitués de travailler avec une personne; Neji était dans la même équipe que Tenten et Shino avec Kiba. S'ils avaient à se séparer, Shikamaru allait garder en tête qu'il serait avantageux de les mettre ensemble, la coordination serait déjà précise. Il était le seul qu'aucun de ses coéquipiers n'étaient venu, mais de toute manière en tant que chef d'équipe, il était prêt à se sacrifier s'il devait arriver quoi que se soit.

Kiba fit une halte et les autres s'arrêtèrent derrière lui pour demanda ce qu'il avait. Il leur expliqua que l'ennemi était à moins de dix mètres devant eux, s'ils avançaient davantage, l'ennemi allait les repérer sans difficulté. Shikamaru hocha de la tête. Il demanda à Shino s'il pouvait envoyer ses insectes en reconnaissance. Silencieux, il ne fit que lever ses bras et deux nuages noirs se dirigèrent au-devant d'eux. Neji attira l'attention du chef de la mission et le prévint qu'un des ennemi arrivait par-derrière. Ils se mirent sur leur garde et attendirent. Une ninja au sourire sournois arriva face à eux quelques secondes plus tard. Elle se moqua ouvertement de leur jeune âge et plus particulièrement de Tenten. Kiba se pencha vers Shikamaru et lui signala en chuchotant que l'ennemi s'éloignait. Shikamaru fit un petit signe pour attirer leur attention et leur indiqua que c'était probablement une diversion que l'ennemi faisait pour éviter qu'ils ne s'approchent trop. L'ennemi avait dû se rendre compte de leur présence malgré tout. Ils ne devaient pas perdre trop de temps, alors ils devaient se débarrasser rapidement de cette ninja ennemi.

Tenten avança d'un pas et leur dit qu'elle allait prendre soin de cette fille-là, qu'ils pouvaient poursuivre leur chemin. Cette ninja inconnue l'avait rendue de très mauvaise humeur avec ses insultes, elle avait l'intention de lui faire la peau. Shikamaru accepta, il faisait confiance au talent de combat de Tenten, en plus, ça l'évitait d'avoir à se battre contre une fille. Tenten bloqua le chemin à la ninja ennemi quand elle voulu poursuivre ses quatres amis. Elle lui indiqua qu'elle était son opposante maintenant et qu'elle ne la laisserait pas passer tant et aussi longtemps qu'elles ne s'étaient pas battus. Tenten remarqua que l'ennemi venait de perdre son sourire arrogant et sembla soudainement insécure. Elle sortit l'un de ses parchemins et convoqua des armes, l'autre fille sortit des kunais. La ninja de Konoha savait qu'ils étaient probablement empoisonnés, elle devait être prudente. Armes lancés dans un sens et dans l'autre, coup de poing et de pieds. Sans surprise, Tenten eut le dessus dans ce combat, mais à la fin, elle était épuisé, alors elle s'accota sur un arbre et s'endormit dans cette position.

Les quatre autres avaient repris leur chemin, laissant Tenten derrière eux et sans aucune inquiétude. Ils savaient tous à quel point elle s'entrainait beaucoup et à quel point elle était forte. De plus, Shikamaru se posait plusieurs questions qui lui semblaient plus importantes que de s'inquiéter pour quelqu'un en qui il faisait confiance. Il avait remarqué cette nuit que c'était des ninjas qui les avaient attaqués, mais aucun d'eux ne venaient de l'un des cinq villages. Ils portaient tous des bandeaux avec une plaque qui était vierge. Comment le dirigeant de cette armée avait réussi à réunir autant de ninjas sans village? Avait-il créé un nouveau village? Il trouvait qu'il manquait quelque chose pour que le casse-tête soit reconstitué. Sans compter que pour réunir autant d'effectif sans attirer l'attention, c'était tout un exploit. Puis, le fait qu'ils aillent fuit, alors qu'ils avaient le dessus dans le combat était aussi dérangeant. Ce n'était pas qu'il manquait des pièces au casse-tête, c'est que l'ennemi les avait caché, car leur cartes auraient été ouverte sinon. Que cachait-il? Allait-il attaquer Konoha à nouveau pendant que les forces étaient à leur plus faible?

Shikamaru se retourna vers Shino puisque ses insectes revenaient. Ce dernier expliqua que l'ennemi s'était monté un campement à quelques kilomètres d'où ils étaient dans la forêt, proche de l'eau. Donc, en plus des forces qu'ils avaient envoyés sur le village, d'autres ninjas étaient restés en arrière. La tournure des événements commençaient à inquiéter le Nara. Les quatre ninjas restant continuèrent leur ascension vers le campement ennemi. Ils iraient se cacher à proximité et les observeraient pour recueillir les informations. S'ils étaient encore plus que cette nuit, il était certain qu'ils n'aillent aucune chance en position de combat et Tsunade avait été très clair sur le fait qu'elle ne voulait pas qu'ils prennent de risque inutile. Shikamaru eut une pensée pour Tenten, il se demandait pourquoi elle n'était toujours pas revenu. Il espérait qu'elle ne se soit pas faite atteinte par le poison. Il devait se concentrer sur le moment présent. Leur coéquipière allait bien s'en tirer. Il était inutile d'avoir des sombres pensées pendant une mission. Il verrait quand ils reviendraient vers le village. Pour le moment, trouver l'ennemi et l'espionner était une priorité.

Les quatre ninjas se cachèrent dans les arbres et observèrent l'ennemi. Rapidement, Shikamaru réalisa qu'il se passait quelque chose d'étrange. Leur entrainement... Il remarqua que dans les faits très peu d'entre eux utilisaient du chakra. Il demanda à Neji de vérifier le flux de leur chakra pour confirmer ses pensées. Comme de fait, très peu des hommes qui se trouvaient en-dessous d'eux avaient un chakra développé. Ceci expliquait bien des choses. Ils n'étaient qu'un groupe de gens doués avec les armes. Tout simplement. Parmi eux, il n'y avait que quelques ninjas pour donner une impression de grande force. Ces derniers devaient probablement restés en arrière – pour s'assurer qu'ils ne se blessent pas – et s'occuper d'illusionner ceux qu'ils attaquaient. Les shinobis de Konoha observèrent l'entrainement encore un moment avec une certaine fascination. Ils avaient réussit à diminuer les forces du village avec... ça? C'était honteux en quelque sorte. Réussir un tel carnage avec si peu de véritable ninja. Leur plan devait vraiment être réglé au quart de tour. C'est d'ailleurs ce qui devait expliquer la raison du pourquoi ils étaient partie aussi rapidement. C'était pour éviter que leur petit jeu soit dévoilé au grand jour.

Au bout de quelques minutes, Shikamaru demanda à Shino de retourner au village pour avertir Tsunade. Il hocha de la tête et partit en direction du village. Il envoya ses insectes dans toutes les directions pour éviter d'être surpris par un ennemi caché derrière un buisson. Il n'avait pas envie de perdre du temps dans un combat, il devait se dépêcher à avertir Tsunade de ce qu'ils avaient appris. Par contre, il devait s'avouer avoir un peu peur de la réaction qu'elle allait avoir quand elle allait apprendre qu'ils y avaient très peu de ninjas chez l'ennemi. Il ne devait pas y penser, après tout, ce n'était pas après lui qu'elle allait être en colère... Un de ses insecte revint vers lui et lui mentionna que Tenten était quelques mètres au-devant sur son chemin. Il accéléra le pas. Il retrouva Tenten endormi au pied d'un arbre. Elle ne semblait pas blessé, seulement fatigué. Il la ramassa doucement sans la réveiller. Si elle dormait c'est qu'elle avait besoin de sommeil. Il ne s'inquiéta pas plus que cela, car il sentait toujours son coeur battre, puis il poursuivit sa route vers Konoha.

Il ne restait plus que Shikamaru, Kiba et Neji pour surveiller le camp. À eux trois, ils devraient être suffisant pour garder un oeil sur le lieu. L'ennemi avait l'avantage du nombre, ils devaient bien être une centaine. Même s'ils y avaient très peu de vrai ninjas, ils ne pouvaient pas se permettre de les attaquer en raison du nombre d'effectif. De plus, ce n'était pas là le but de leur mission. Tout ce qu'ils devaient faire c'était de recueillir des informations et éviter les conflits. Tant que l'ennemi ne les voyait pas, ils étaient en sécurité et hors de danger. Au bout d'un moment, ils finirent par remarquer la tente complètement au centre du campement. C'était la seule qui possédait des gardes. Donc, s'ils avaient une place où aller, c'était là, même si c'était risqué. Neji regarda à l'intérieur et il expliqua que c'était probablement le général de l'opération qui s'y trouvaient. Il ajouta qu'il y avait plusieurs papiers qui trainaient sur la table au centre de la tente. Le Nara se doutait bien qu'il faudrait qu'ils trouvent un moyen de s'infiltrer à l'intérieur pour avoir toutes les informations qu'ils recherchent. D'un côté Tsunade ne voulait pas qu'ils s'attirent trop d'ennui, mais d'un autre, ils se devaient récupérer ces papiers-là.

Neji regardait toujours à l'intérieur de la tente quand il se proposa pour pénétrer le campement et par le même fait, récupérer les informations. Shikamaru n'avais même pas eu le temps d'y penser. Ce dernier hésita quelques secondes, puis accepta la requête en lui disant d'être prudent, mais avant ils devaient établir un plan pour que Neji est une roue de secours si jamais il arrivait quoi que se soit. Il était hors de questions que le Nara mette l'un de ses camarade en danger pour une imprudence de sa part. Ils discutèrent et finirent par convenir que Shikamaru et Kiba feraient une diversion, pendant que le Hyuga entrerait dans la tente centrale. C'était la façon la plus «sécuritaire» pour Neji. Le mot sécuritaire étant relatif puisque cette action comprenait plus d'un risque. Bien entendu, les trois avaient parlés plusieurs minutes pour monter le plan qui assurerait un plus grand pourcentage de réussite et le risque de danger le plus faible. Sans surprise, ce fut le Nara qui arriva avec la meilleure idée. Il avait analysé leur différentes possibilités d'actions et il en avait conclu que le plus prudent était d'obliger l'ennemi à se séparer pour faire plus d'espace à Neji.

Ils se mirent en position pour effectuer le plan. Kiba, Akamaru et Shikamaru se placèrent à distance pour que l'ennemi soit obligé de se séparer. Ils encerclaient le campement. En plus de devoir se séparer, ils allaient être éloignés l'un de l'autre, alors impossible d'aider les autres groupements de leur homme. Akamaru, de sa position, se mit à japper, courir et sauter partout. Il faisait bouger les feuilles dans tous les sens. Ce qui donnait l'impression qu'il y avait plusieurs ninjas autour. Kiba et Shikamaru attendirent un moment pour s'assurer qu'une partie des troupes se dirigeaient ver Akamaru, puis mirent leur partie du plan en action. Ils commencèrent à lancer des shirukens et des kunais chacun de leur côté. Shikamaru et Kiba eurent la même pensé à ce moment. Ils regrettaient que Tenten ne soit pas venu les rejoindre, elle aurait été beaucoup plus efficace qu'eux deux réunis. Ils espéraient tous deux qu'elle aille bien, mais c'était tout de même elle l'experte avec les armes. Ils ne devaient pas y penser et se concentrer sur l'ennemi. Après tout, ils étaient plus nombreux qu'eux. S'ils se mettaient à penser à autre chose, le plan échouerait et c'était une chose d'assurée. Toute leur énergie allait être demandé pour pouvoir terminé la mission avec succès.

Le début du plan se passa comme prévu, les gardes s'étaient déplacés pour voir ce qui se passait, alors Neji n'eut aucune difficulté à se faufiler dans le campement. Ce fut un jeu d'enfant pour lui de pénétrer la tente. Le dirigeant était bien entendu resté en arrière – les autres se sacrifiaient et lui restait en «sécurité» à l'intérieur – Neji le bâillonna avant que celui-ci n'ai le temps de crier aux gardes. Le Hyuga se retourna vers les papiers et commença à les regarder. Toutes les stratégies d'attaque, des cartes des différents pays et des informations sur des ninjas s'y retrouvaient. Il était impressionnant de voir la quantité de renseignements que cet homme avait été capable de récupérer, plusieurs étaient considérés comme ultra-confidentiel. Il les ramassa et les mit dans son sac. Puis, avec son byukugan, il vérifia si les gardes étaient aux alentours, il vit qu'ils étaient encore loin. Shikamaru et Kiba faisaient vraiment bien leur travail de diversion. Il ramassa le dirigeant des opération et le déposa sur son épaule dans l'intention de le ramener à Konoha, comme l'avait voulu Shikamaru. Il avait ajouté que Kiba et lui serait correct, alors qu'il devait directement se diriger vers le village sans se soucier d'eux. Il écouta les autres du chef de la mission. De plus, avec cet homme avec lui, il ne pouvait pas faire grand-chose pour les aider.

Akamaru ne devait pas rester à son poste. Une fois les gardes dans sa direction, il devait s'éloigner, puis aller rejoindre son maître. Avant, il devait poser plusieurs pièges pour éliminer une partie des hommes ennemis. Kiba, de son côté, était lui aussi en train de placer des bombes un peu partout dans son secteur. C'était part intégrante du plan. Ils avaient convenus qu'Akamaru et Kiba poseraient des trappes, puis ils viendraient rejoindre Shikamaru. De cette manière, ils pouvaient se débarrasser – en théorie – du deux-tiers des troupes ennemi. La raison pour laquelle seul le Nara n'en posait pas, c'est qu'il était placé au point le plus avantageux pour attaquer, faire une embuscade. De plus, les distractions que l'Inuzuka et son chien poseraient permettaient de gagner un temps considérable et d'envoyer valser facilement une partie des effectifs ennemies. Au lieu d'attaquer la centaine de combattant, ils n'en avaient qu'une trentaine – selon leur calcul – à s'occuper. Ils étaient de beaucoup avantagé dans ce plan. C'était ce qu'il y avait de plus prudent. Dans les faits, cette diversion était très dangereuse, mais elle leur donnait une chance de survie au moins. Contrairement aux autres solutions qu'ils avaient trouvés avant, car il ne fallait pas oublier que le but premier était de permettre à Neji de ne pas avoir d'ennui. Le succès de la mission était ce qu'il avait de plus important.

Akamaru aida son maître à placer les dernières bombes, ensuite, ensemble, ils allèrent rejoindre Shikamaru. Quand ils arrivèrent, le Nara avait déjà plusieurs ennemis d'attraper dans son ombre. On pouvait voir la sueur qui perlait sur son front. Kiba voyait bien qu'il ne tiendrait plus longtemps. Shikamaru avait même de la difficulté à regarder devant lui dû à l'effort beaucoup trop exigeant. Akamaru jappa et Kiba regarda dans la direction que lui indiquait son chien. Un mouvement. Quelqu'un avait l'intention d'attaquer le Nara pendant qu'il avait la tête baissé. Kiba se mit à courir. Après qu'il ai mis un tel effort, il ne pouvait pas accepter qu'il se fasse attaquer d'une manière aussi lâche. Il fut incapable d'éviter le coup et eu le shuriken au visage, la plaie allait d'un oeil et passait sur son nez jusqu'à sa joue. Une arme empoisonnée, encore, Kiba tomba au sol, inconscient. Un sourire arrogant pouvait se lire sur ses lèvres, il était heureux d'avoir réussit à sauver Shikamaru. C'était lui le cerveau de cette mission et le chef, il devait être sauf, contrairement à lui.

Shikamaru regarda avec horreur Kiba tomber au sol. Il retrouva une nouvelle force, celle du désespoir. Kiba ne devait pas s'être sacrifié en vain. Pour lui, il devait réussir son attaque jusqu'au bout. Il attrapa le dernier venu dans son ombre et la laissa monter tranquillement sur la trentaine d'ennemis auquel ils faisaient face et les étrangla. Puis, il tomba de fatigue au sol. Il haletait. Il n'en pouvait plus. Il avait l'impression d'avoir utilisé plus de chakra qu'il n'en possédait, mais c'était physiquement impossible, il le savait, pourtant... Il finit par s'écraser complètement au sol. Épuisé. Akamaru lui lécha le visage et jappa. Il ne devait pas s'endormir, kiba était blessé, empoisonné. Il fit un effort surhumain et passa le bras de Kiba autour de son épaule. Il sentait sa faible respiration dans le creux de son cou. Il était toujours en vie, mais en piteux état. Il devait le ramener rapidement à Konoha pour qu'il aille des soins. Il ignorait comment son ami allait s'en sortir au final. Shikamaru puisa dans sa réserve d'énergie et entrepris le chemin du retour vers Konoha avec difficulté.


Dou?eur - Douceur
Une grande cicatrice marquait le visage de Kiba. Cette marque traversait son oeil droit, passait par son nez et allait s'étendre jusqu'à sa joue. La première fois qu'il avait vu sa blessure dans un miroir, il avait été un peu surpris, mais maintenant il ne s'en préoccupait plus tellement. En fait, il trouvait qu'elle lui donnait un certain style. Il avait vraiment l'air d'un ninja qui en avait vu de toutes les couleurs. De plus, il se disait qu'il pouvait draguer plus facilement avec elle. Il en parlait en riant. Après la mission – réussie – et l'attaque de Konoha, il avait rapidement récupérer son sourire et sa joie de vivre. Akamaru, ses amis et le village allaient bien, alors tout était parfait pour lui. Il avait même récupéré cette petite arrogance qui le caractérisait si bien et qui le rendait encore plus charmant. Pour lui, les choses étaient de retour à la normale et il n'y avait aucune raison pour s'en faire. La majorité de ses amis étaient bien contents qu'il ne s'en fasse pas avec cette histoire, qu'il se fiche bien de cette cicatrice. D'autres auraient été démoralisé, mais pas Kiba. Il ne s'était jamais vraiment préoccupé de son apparence, alors une cicatrice de plus, une cicatrice de moins ne faisaient aucune différence pour lui.

Ce n'est pas tout le monde qui voyait les choses d'un oeil aussi positif. Il en faut toujours un qui doute des apparences, Shikamaru était ce dernier. Il avait l'impression que l'Inuzuka cachait quelque chose derrière son sourire. Il ne pouvait pas croire qu'il se sente aussi bien aussi peu de temps après la mission. Il avait reçu un shuriken en plein visage après tout. Il croyait que Kiba refusait qu'on le prenne en pitié, alors il affichait cet air heureux pour qu'on le laisse tranquille. Le Nara voulait en avoir le coeur net, alors il se disait qu'il garderait un oeil sur son ami. Pour se donner bonne conscience, il se disait que c'était pour le bien de Kiba qu'il l'observait ainsi. Il cherchait la faille dans le système d'auto-défense de Kiba. Si c'était vraiment un faux sourire, bien vite il verrait une erreur de la part de l'Inuzuka. Il finirait par avoir quelques secondes qu'il croit que personne ne le regarde et il montrerait son vrai visage. Shikamaru était suspicieux et à la vitesse à laquelle fonctionnait son cerveau, il était difficile pour lui de ne pas se mettre à tout analyser. Il remarquait chaque détails et les analysaient, sans exception. Il ne lâchait jamais son regard de Kiba.

En plus de toute cette suspicion, Shikamaru ne comprenait pas pourquoi Kiba s'était sacrifié. C'était probablement ce qui le dérangeait le plus. En acceptant cette mission et d'en être le chef, il acceptait les sacrifices qui venaient avec. Il aurait pu prendre le coup. Il aurait dû prendre ce coup. Le résultat final aurait seulement été qu'il ressemble à son père davantage. Point à la ligne. De plus, il était certain que Kiba aurait pu se débrouiller avec Akamaru contre l'ennemi s'il était tombé après avoir reçu le shuriken. Après tout, l'Inuzuka était toujours prêt pour un peu de bagarre. Il n'aurait pas été dérangé le moindrement de combattre l'ennemi à lui seul. S'il avait fallu qu'il le fasse, il l'aurait fait sans problème, mais... Au lieu de laisser le shuriken atteindre le Nara, il avait sauté devant; il aurait pu le pousser, lui laisser prendre le coup, mais il avait fallu qu'il fasse un geste stupide. Le Nara était en total incompréhension face au geste. Il n'avait pas voulu en parler avec l'Inuzuka, il ne souhaitait pas que son ami sache qu'il se sente coupable. Kiba l'aurait trouvé ridicule, car ce dernier avait agit de son plein grès et que le Nara n'y pouvait rien.

Shikamaru était constamment en train de fixer cette cicatrice qui aurait dû être la sienne. Il se sentait coupable beaucoup plus qu'il n'aurait été capable de l'admettre. Kiba n'aurait pas dû prendre le coup à sa place. Il se répétait cette phrase incessamment. Les médecins de Konoha avait été incapable d'empêcher la plaie de faire une telle cicatrice en raison du poison que l'ennemi avait utilisé. Il ne se rappelait que vaguement d'être revenu au village. Ses souvenirs étaient flous. Il était tombé de fatigue devant l'hôpital dès qu'ils étaient arrivés. Il s'était réveillé quelques heures plus tard dans un lit d'hôpital au côté de son père qui s'était endormi sur la chaise des visiteurs. Ce n'est que le lendemain matin qu'il avait pu avoir des nouvelles de ses autres partenaires de mission; Shino et Neji allaient parfaitement bien, Tenten n'avait que quelques petites coupures mineurs et Kiba allait s'en sortir avec seulement une cicatrice... Une cicatrice de trop. Shikaku lui disait qu'il était trop exigeant avec lui-même, car Shikamaru ne pouvait s'empêcher d'être fâcher contre lui-même d'être en parfaite santé, alors que Kiba et Tenten ait eu à avoir des séquelles de la mission.

Les premiers temps, Kiba ne passa aucun commentaire, mais il voyait parfaitement dans le jeu de Shikamaru. Au bout d'un certain temps, l'Inuzuka en avait assez d'avoir à subir les remords du Nara alors, il se mit à l'éviter. Kiba souffrait d'avoir à éviter un de ses proches amis. D'autant plus que c'était celui qu'il avait protégé, pour lequel il s'était mis comme bouclier sans penser aux conséquences de ses actes. Il l'avait fait inconsciemment. Il avait voulu le protéger, plus que de se protéger lui-même. De plus, il avait préféré avoir une cicatrice que l'échec de la mission. Il savait que grâce à son geste, Neji avait eu tout le temps qu'il lui fallait pour partir avec le dirigeant – dont Tsunade avait fait la peau – s'il avait évité le coup, les hommes auraient rapidement remarqué que quelque chose clochait dans leur campement. De plus, d'après ce qu'il avait entendu des autres – puisque Shikamaru refusait d'aller sur le sujet – son sacrifice lui avait permis d'avoir la force de terminer son combat. Rien de mauvais ressortait de son geste. La seule chose qu'il aurait peut-être voulu éviter c'était la réaction de sa mère, mais ça, il n'y pouvait rien.

Shikamaru remarqua rapidement que l'Inuzuka l'évitait. C'était facile à voir. Durant de longues semaines, Kiba avait réussi. Le Nara en eu assez et il perdit patience. Il ne lui restait plus qu'une seule option, le traquer. Premièrement, car il commençait à se dire que si Kiba l'évitait c'était qu'il cachait véritablement quelque chose, mais aussi, car... Il était incapable de supporter d'être loin de son ami ainsi. Il savait pertinemment que c'était de sa faute si Kiba s'arrangeait pour ne pas le voir. Shikamaru admettait sa faute pour la première fois, il avait été trop loin, mais il s'en rendait compte un peu trop tard. Il n'avait pas prévu dans son plan que Kiba finirait par arrêter de lui parler, arrêter de le voir. Il devait s'excuser. Il voulait s'excuser. Ensuite, il ne pouvait qu'espérer de se faire pardonner. Par contre, le seul moyen de le revoir, était d'utiliser les grands moyens. Il n'avait pas d'autre solution que celle de le traquer, même si elle semblait un peu extrême. Il se doutait qu'envoyer une lettre serait inutile et un peu lâche, puisqu'ils ne seraient pas face à face. De plus, il avait envie de le revoir, pas envoyer un bout de papier et espérer qu'il le lise et que peut-être il lui pardonne. Un face à face était la meilleure des solutions.

Shikamaru avait réfléchit longuement à son plan avant de le mettre à exécution. Il avait remarqué que Kiba était plus malin qu'il ne l'avait cru. Sans compter, qu'en plus, il était sur ses gardes à présent. Il fallait que chaque détails soient calculés s'il voulait réussir la mission qu'il venait de se donner. Le jour donné, tout était prêt à être mis en exécution. Il était impossible qu'il échoue. Bien entendu, grâce à son odorat, Kiba remarqua rapidement la présence de Shikamaru, mais ce qu'il ne savait pas, c'était que le Nara avait prévu cela. Kiba l'avait déjà évité pendant quelques semaines, il allait encore le faire, par contre il avait oublié un gros détail. Il aurait dû prendre en considération que Shikamaru était aussi intelligent qu'il était fainéant et quand il avait quelque chose en tête, il ne s'arrêterait pas de sitôt. Le plan de Shikamaru était basé sur une seule chose, le fait que Kiba le fuyait toujours. Il allait le prendre à son propre jeu. C'était plus que seulement traquer. Il devait surprendre son «ennemi» dans sa propre stratégie. L'Inuzuka n'avait aucune chance de s'en sortir sur ce coup-là.

Kiba se retrouva coincé dans l'ombre du Nara dans une ruelle faiblement éclairée. Shikamaru avait utilisé l'ombre de cette petite rue pour pouvoir capturer l'Inuzuka. L'ombre de la ruelle lui avait permis d'avoir une plus grande expansion que son jutsu ne lui permettait pas en temps normal. Tous les moyens étaient bons pour attraper Kiba et cette fois-ci, il était tombé dans le piège par lui-même. Shikamaru n'avait pas envie de remettre à plus tard leur conversation. Ils avaient déjà assez attendu et il en avait assez que Kiba l'évite ainsi. Il s'approcha de lui et Kiba en fit de même puisqu'il était toujours pris dans le jutsu. Shikamaru leva son bras et traça la cicatrice de Kiba doucement avec son doigt. L'Inuzuka répétait le même geste sur Shikamaru. Le manieur d'ombre imaginait que la cicatrice soit sur lui au contact de la peau de son ami. Il soupira, puis baissa son bras. Ses yeux regardaient le sol, il n'osait pas affronter le regard de Kiba. Il ne l'avait pas vu depuis si longtemps. Un lourd silence s'installa entre les deux. Shikamaru le brisa dans un faible murmure. Il s'excusa. Il relâcha ensuite son jutsu.

Kiba était à peine relâché du jutsu que Shikamaru était déjà loin. Il regarda la direction vers laquelle le Nara était partie. Il fixait ce point jusqu'à ce qu'Akamaru le sorte de sa torpeur. Il soupira. Shikamaru était beaucoup plus têtu qu'il ne l'avait cru. Il se demandait même s'il n'était pas plus têtu que lui. Cette pensée le fit sourire. Il sortit de cette ruelle et se dit qu'il ferait mieux d'aller voir son ami. Il avait lui aussi à s'excuser, le manieur d'ombre n'était pas le seul dans le tord. Sans surprise, il le trouva en train de regarder les nuages, Kiba se coucha à ses côtés. Sans tourner la tête vers lui, il lui dit qu'il s'excusa de l'avoir évité comme il l'avait fait. Tous les deux avaient agis comme des gamins. Maintenant, les pendules étaient remis à l'heure. Kiba ajouta que si jamais il devait arriver quelque chose à nouveau, la prochaine fois, ils devaient parler et ne pas agir comme tous deux l'avaient fait. Shikamaru acquiesça, Kiba avait totalement raison. Il agissait avec plus de maturité qu'il ne l'avait fait. Il sourit à cette pensée. Une complicité venait de naître entre eux deux sans qu'ils ne s'en rendent compte.

Depuis cette journée, les deux se voyaient plus régulièrement. Kiba avait totalement pardonné que Shikamaru ait autant été sur son dos et inquiet pour lui. Le Nara s'était excusé, mais il s'était assuré que Kiba allait véritablement bien avant de trop s'avancer. En discutant avec l'Inuzuka, il avait réalisé que la cicatrice ne le dérangeait vraiment pas. Il n'avait qu'hausser les épaules et ajouter que cela faisait partie du métier du ninja. Il aimait aussi dire qu'elle lui donnait de l'allure et du charme auprès des dames. Il avait toujours le ton rieur quand il disait cela d'ailleurs. Il devenait plus sérieux quand il disait à Shikamaru d'arrêter de s'en faire avec cette marque, car en aucun cas c'était à lui de l'avoir. Kiba avait été très clair là-dessus, jamais cette cicatrice ne devrait être au Nara. Quand Shikamaru demandait pourquoi, Kiba répondait qu'il avait fait son choix, tout simplement et qu'il devait l'accepter. Shikamaru essayait de se mettre en tête que c'était pour le bien de la mission et il promit à son ami de faire un effort. Cette simple promesse avait rendu un sourire sur le visage de Kiba. Pour le moment, cette réponse lui suffisait.

Les journées passaient et ne se ressemblaient pas. Shikamaru avait finit par très bien vivre avec la cicatrice qui marquait le visage de son ami, même à l'apprécier. Autant il avait pu la détester, plus il l'appréciait, en fait, même s'il ne l'avoua pas, il la trouvait magnifique. Elle se mariait parfaitement bien au trait de Kiba. De plus, même si Kiba ne l'avait pas avoué, ayant seulement dit que c'était pour la réussite de la mission, il savait que c'était aussi le symbole de leur amitié et de leur complicité. Ils étaient devenus des inséparables. Shikamaru ressentait plus que de l'amitié pour Kiba, avec Chôji il avait une amitié profonde et éternelle, mais avec l'Inuzuka c'était... différent. Il n'osait tout de même pas mettre de terme sur la relation qu'il entretenait, même si son meilleur ami – Chôji – ne cessait de lui répéter qu'il était en amour et qu'il devait l'assumer, mais le Nara trouvait que sa relation avec Kiba était suffisante de la manière qu'elle était. Il ne pouvait pas admettre qu'il était vraiment en amour avec l'Inuzuka. Ce n'était qu'un ami...

Kiba avait souffert pendant la période qu'il avait ignorer Shikamaru. Après tout, il avait toujours eu ce dernier en très haute estime, malgré qu'il était fainéant par moment, mais cela faisait partie de la personnalité qu'il appréciait chez lui. Il était impressionné par son intelligence, de son sérieux quand ses amis étaient concernés et de sa fainéantise qui était davantage une façade qu'autre chose. En apprenant à le connaître et passer davantage de temps avec lui, il avait réalisé à quel point Shikamaru était bien balancé entre ses heures de repos et son travail. Ce n'était pas qu'il était paresseux, il savait seulement bien utiliser son temps. L'Inuzuka était attiré par l'aura qui gravitait autour du Nara, tout simplement. Il était heureux de passer le plus clair de son temps avec lui, mais il n'avait aucun espoir. Il n'était pas quelqu'un de pessimiste de nature, mais lui et Shikamaru avaient toujours été que des amis et il se doutait bien que les choses allaient rester ainsi. Les choses seraient trop... Compliqués. Il trouvait qu'il y pensait trop. Il décida de se coucher dans l'herbe et de regarder les nuages, habitude qu'il avait pris avec le Nara... Shikamaru...

Kiba n'avait cessé de remuer ses pensées dans les derniers jours, jusqu'à ce qu'il arrive à une réflexion qui le fit agir: «Il faut oser pour que la vie nous apporte quelque chose de bien.» C'était sa pensée positive du jour. Depuis le temps qu'il ruminait ses réflexions, aujourd'hui allait être le jour où il allait prendre action alors, il allait prendre son courage à deux mains. Il allait tenter le tout pour le tout, une bonne fois pour toute... Si tout échouait et bien... Tant pis, il pourra dire qu'il a essayé quelque chose au moins, contrairement à ce que la majorité des gens feraient. Il n'avait qu'à faire croire à une soirée banale entre amis, mais en fait, il en profiterait pour faire son premier mouvement. C'était simple, non? Il était nerveux, vraiment nerveux. Il ignorait comment la soirée allait se terminer, il ignorait si cette demande allait briser son amitié avec le Nara. Il sentait son coeur battre à toute vitesse dans sa poitrine et une goutte de sueur se perla sur son front. Il ne devait pas y penser, il devait se calmer, agir normalement. Il avait l'impression que plus il tentait de faire comme d'habitude, plus ses gestes semblaient maladroits.

-Hey Shikamaru! Es-tu libre ce soir?

-Salut! Je devrais finir de travailler tard, mais ensuite je suis libre.

-Ça te dirait d'aller manger un petit quelque chose, puis aller au cinéma?

-Oui, bien sûr!

Shikamaru réalisa qu'il avait peut-être accepté un peu trop rapidement, mais Kiba ne l'avait pas remarquer. Il était bien trop content pour réaliser quoi que se soit. L'Inuzuka sourit à Shikamaru et lui dit qu'il devait partir. Il avait promis qu'il s'entrainerait avec Shino et Hinata. C'était vrai, mais c'était surtout une excuse pour que le Nara ne voit pas le sourire de victoire qui allait s'afficher sur son visage d'une seconde à l'autre. Il avait de la difficulté à se contrôler. Avoir manqué de sang-froid, Kiba se serait mis à gambader, mais il resta calme... dans les apparences. Par contre, il voulait véritablement se calmer, après tout, Shikamaru croyait que ce n'était qu'une banale sortie entre ami et non un rendez-vous d'amoureux alors, il ne devait pas mettre ses attentes trop haute. Il n'allait être que déçu dans ce cas-là, mais il ne pouvait pas s'empêcher d'être heureux de passer une soirée complète avec Shikamaru. Il espérait qu'il y avait des bons films au cinéma, il n'avait même pas pensé à vérifier. Il ressentit une vague de nervosité l'envahir. Sans compter qu'il voulait l'emmener dans un restaurant en particulier et s'il n'avait plus de places? Il se dépêcha d'aller faire des réservations avant d'aller rejoindre Shino et Hinata.

Pendant l'entrainement, Hinata fit remarquer à Kiba d'une petite voix qu'il n'était vraiment pas concentré aujourd'hui. Il eut un rire nerveux. Ce n'était pas dans ses habitudes. Shino s'approcha à pas de velours derrière lui et demanda dans un souffle avec qui il avait rendez-vous. L'Aburame avait toujours été un peu trop perspicace aux yeux de Kiba. Il expliqua, le plus calmement qu'il en était capable dans son état, que c'était tout simplement une sortie entre ami. Il ne pouvait voir les yeux de Shino, mais il sentait que son regard le sondait, puis il ne fit qu'émettre un petit son en lui disant bonne chance. Hinata eut un petit rire. Puis, les trois complices retournèrent à leur entrainement, mais cette fois-ci avec un entrain nouveau. Shino et Hinata avaient envie de tirer les vers du nez de Kiba, alors il était devenu leur cible. L'entrainement se termina sous le rire timide d'Hinata et ce qui pouvait ressembler à un sourire pour Shino, puis un soupir – exagéré pour le jeu – de Kiba. Il avait finit par avouer que c'était le Nara qu'il voyait ce soir. Il ne pouvait rien leur cacher. C'était ses meilleurs amis.

Kiba était nerveux. Il se répétait sans cesse que Shikamaru voyait cette sortie comme une soirée entre ami, mais il n'y avait rien à faire. Son coeur battait de plus en plus fort. Pourtant, ce n'était pas la première fois qu'ils se retrouvaient tous les deux seuls. Il cogna à la porte du bureau de Shikamaru avec une certaine anxiété. Le Nara s'excusa, il ne pouvait pas partir tout de suite, car il avait du travail de dernière minute. Kiba ne fit que lui sourire et se tira une chaise pour s'installa face au bureau de Shikamaru. Ensuite, il lui demanda s'il pouvait l'aider, mais Shikamaru déclina l'offre, c'était son travail et il avait presque terminé. Kiba l'observait travailler avec un petit sourire au coin des lèvres. Shikamaru s'excusa à nouveau quant il eut terminé son travail. Kiba lui répondit que cela ne lui dérangeait pas, il comprenait que son travail passe avant. De plus, il l'avait avertit qu'il terminerait tard ce soir. L'air commençait déjà à se faire frais, pourtant il n'était que dix-neuf heures, les rues de Konoha étaient déjà désertes. Les deux garçons marchaient en silence pour profiter du calme qui ne durerait sûrement pas.

Kiba avait réservé des places dans le plus beau restaurant de Konoha. Shikamaru en était même gêné que l'Inuzuka paye tout. Kiba refusa catégoriquement qu'il paye quoi que se soit. Il l'avait invité, alors il payait. De plus, il voulait que son ami se change les idées après avoir travaillé autant. Il n'avait qu'à profiter de la soirée. Le manieur d'ombre finit par oublier ce détail et s'amusa beaucoup avec Kiba, comme d'habitude. L'Inuzuka arrivait toujours à lui changer les idées, à le faire rire. Ils parlaient de tout et de rien, riaient et parfois, ils gardaient le silence. Un silence qui était doux, sans aucun malaise, il n'y avait jamais de malaise entre eux. Le silence était presque rassurant. Ils pouvaient écouter les conversations des tables adjacentes, puis rire en même temps un commentaire qui s'était dit et la conversation pouvait reprendre de plus belle. Quand ils eurent terminé de manger, Kiba paya le note sans la montrer au Nara, puis ils sortirent du restaurant pour se diriger vers le cinéma de Konoha.

Arrivés, ils choisirent le film ensemble. Après avoir hésité entre un film d'aventure et un film d'horreur, ils choisirent le film d'aventure, ils voyaient déjà assez d'horreur dans leur quotidien. Le résumé du film disait qu'un héros devait sauver la princesse du temple maudit avant que le vilain ne la marie, car la fin du monde arriverait. Projection à tendance un peu fantastique, ils n'avaient pas entendu les critiques du film, alors ils se dirent que c'était mieux ainsi, car ils n'auraient aucune attente. Pendant tout le film, Kiba sentait la peau de Shikamaru sur son bras, ce qui lui donnait des frissons. Pendant toute la journée, il avait attendu cette soirée avec impatience, alors il était devenu hypersensible. Il faisait beaucoup d'effort pour se concentrer sur l'écran pour ne pas montrer son trouble, mais c'était d'autant plus difficile. Surtout que le film n'était pas particulièrement accrocheur. Ils auraient peut-être été mieux avec le film d'horreur en fin de compte.

Le film se termina et les deux garçons sortirent de la salle en riant. Ils agirent en gamin en imitant le héros du film. Sur un coup de tête, Kiba dit à Shikamaru qu'il devait jouer la princesse pour quelques secondes et lui ferait le héros. Avant que le Nara ait le temps de réagir, Kiba l'embrassa. Puis, rouge de honte, il se retourna et s'apprêta à partir en courant, mais le Nara le coinça dans son ombre. L'Inuzuka commençait à avancer contre son grès. Shikamaru ne disait rien et il ne pouvait pas voir son visage. Il se demandait où il allait l'amener. Qu'est-ce qu'il avait en tête? Allait-il le laisser tomber du haut d'une montagne? Puis, Kiba arrêta d'avancer. Il ne pouvait toujours pas bouger le moindre muscle de son corps. Il réalisa qu'ils étaient dans une ruelle, celle où ils s'étaient réconcilié, celle où Shikamaru avait si délicatement touché sa cicatrice. Il devait chasser cette pensée, ce ne devait être qu'un hasard s'ils se retrouvaient ici à nouveau. De plus, Shikamaru était probablement choqué par son geste, il n'avait toujours rien dit. Kiba sentit des larmes coulées doucement sur ses joues, il venait de perdre un bon ami. Il en était certain.

Shikamaru s'arrêta dans cette ruelle. Celle où il avait pris son courage à deux mains pour s'excuser, celle où tout avait commencé, celle qu'il avait commencé à avoir des sentiments pour l'Inuzuka, celle qui avait démarré leur si belle amitié. Il regarda le dos de Kiba, se rendait-il compte qu'il l'avait amené ici? Il n'avait pas osé parler, il ne savait pas quoi dire. Il avait été nerveux pour cette soirée, il n'avait pas cru qu'elle finirait aussi bien, mais, présentement, il y avait un malaise entre eux deux. Il fit grimper son ombre sur Kiba pour le faire se retourner et le plaqua doucement sur le mûr. Il remarqua ses larmes et les essuya doucement. Kiba semblait inquiet, Shikamaru était lui-même incertain de ce qu'il faisait. Il aimait Kiba, c'est pour cette raison qu'il lui avait pris autant de temps pour accepter qu'il se sacrifie à sa place, mais l'Inuzuka l'aimait aussi? Était-ce pour cette raison qu'il avait sauté devant lui? Il passa à nouveau son doigt doucement sur la cicatrice, puis il prit les poignets de Kiba entre ses mains et les plaqua au mûr. Il relâcha son jutsu, mais Kiba était toujours immobilisé par la prise du Nara. Finalement, il embrassa Kiba timidement.
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